Publié le 24 novembre 2023. La municipalité de Limerick a retiré les « parklets » – ces extensions de terrasses installées pendant la pandémie pour aider les commerces – en raison de leur état de dégradation avancé, suscitant la colère de certains commerçants qui y voyaient un atout essentiel.
- Des inspections récentes ont révélé des problèmes de sécurité liés à la détérioration du bois, à la présence de moisissures et à l’accumulation de déchets dans les parklets.
- Le conseil municipal a pris la décision de les retirer « dans l’intérêt de la sécurité », après un rapport alarmant de son service de santé et de sécurité.
- Un commerçant de Thomas Street affirme que le retrait du parklet installé devant son établissement a directement contribué à sa décision de cesser ses activités.
Limerick a vu fleurir ces petites terrasses, appelées « parklets », en 2020, dans le but de soutenir les entreprises locales fragilisées par les restrictions liées à la crise sanitaire du Covid-19. Elles offraient aux clients un espace extérieur pour consommer en toute sécurité, tout en dynamisant l’espace public. Cependant, avec le temps, ces installations temporaires ont subi les rigueurs des intempéries et le manque d’entretien.
Selon un rapport détaillé présenté lors de la réunion du conseil municipal, les parklets inspectés en mai présentaient divers problèmes. Certains revêtements de sol étaient « sales et glissants », jonchés de mégots de cigarettes et d’autres débris. Dans un cas précis, une étagère était en état de pourriture, compromettant la stabilité de la structure. Une autre avait carrément cédé. La présence de « moisissure verte et noire » ainsi que des « signes d’humidité profonde » ont également été constatés sur plusieurs parklets. Le rapport mentionne également des « mouvements mineurs » dans les murs de certaines structures.
La décision de retirer les parklets a été prise suite à une question posée par la conseillère Elisa O’Donovan, qui s’était engagée à défendre leur maintien. Kieran Lehane, chef du conseil du district métropolitain, a justifié cette mesure en invoquant la sécurité publique.
Jono Crute, propriétaire de Crew Brew sur Thomas Street, a exprimé sa vive indignation face à cette décision.
« Le retrait de ce parklet est directement lié à ma décision de fermer boutique la veille de Noël. Mon commerce en dépendait grandement. »
Jono Crute, propriétaire de Crew Brew
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