Publié le 27 novembre 2025 à 00h13. Une nouvelle étude des National Institutes of Health (NIH) révèle que les symptômes de la COVID longue se manifestent de huit manières distinctes, ouvrant la voie à une meilleure compréhension et à des traitements plus ciblés.
- L’étude, menée auprès de près de 3 700 participants, identifie huit profils différents de patients atteints de COVID longue.
- Ces profils varient considérablement en termes de sévérité et de durée des symptômes, allant d’une persistance élevée à une disparition progressive.
- Les résultats soulignent la complexité de la COVID longue et la nécessité d’approches thérapeutiques personnalisées.
Les National Institutes of Health (NIH) ont lancé en 2021 l’initiative RECOVER (Researching COVID to Enhance Recovery) afin d’approfondir les connaissances sur la COVID longue et de développer des solutions pour améliorer la qualité de vie des patients. La récente étude, dont les résultats ont été publiés dans la revue Nature Communications, représente une avancée significative dans ce domaine.
L’étude, débutée en 2023, a suivi 3 659 participants, dont 69 % étaient des femmes. Presque tous les participants (99,6 %) ont été étudiés pendant la période de prédominance du variant Omicron. Les chercheurs ont observé les manifestations de la COVID longue sur une période allant de trois à 15 mois.
L’analyse a révélé que les patients ne vivent pas la COVID longue de la même manière. Certains ressentent une multitude de symptômes pendant de courtes périodes, tandis que d’autres sont confrontés à des symptômes plus rares mais prolongés. L’étude a identifié huit modèles distincts :
- Symptômes persistants et élevés : les symptômes restent intenses sur toute la durée de la maladie.
- Symptômes fluctuants : les symptômes apparaissent et disparaissent, ne dépassant que sporadiquement le seuil d’une COVID longue.
- Amélioration progressive : les symptômes diminuent graduellement avec le temps.
- Résolution rapide : les symptômes sont faibles pendant trois mois, puis disparaissent complètement après six mois.
- Aggravation progressive : les symptômes augmentent avec le temps, entraînant une « charge symptomatique » modérée mais croissante.
- Aggravation tardive : les symptômes sont faibles pendant trois à 12 mois, puis s’intensifient après 15 mois, potentiellement en raison d’un « malaise post-effort ».
- Augmentation sans seuil : les symptômes augmentent entre trois et 15 mois, mais ne dépassent jamais le seuil d’une COVID longue.
- Symptômes rares : les symptômes sont si peu fréquents qu’ils n’atteignent jamais le seuil d’une COVID longue.
« L’identification de ces différents profils est d’une importance cruciale pour mieux comprendre la COVID longue et développer des stratégies de prise en charge plus efficaces »,
Chercheurs de l’initiative RECOVER
Cette étude souligne la nécessité d’une approche personnalisée dans la gestion de la COVID longue, en tenant compte de la diversité des expériences des patients. Les résultats devraient contribuer à l’élaboration de traitements plus ciblés et à l’amélioration de la qualité de vie des personnes touchées par cette affection complexe.
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