Publié le 26 novembre 2025 18h31. Le groupe Eurohold intensifie son litige avec l’État roumain en déposant une deuxième demande d’arbitrage international, portant le montant total des réclamations à plus d’un milliard d’euros, suite à la révocation controversée de la licence de sa filiale d’assurance roumaine.
- Eurohold et Euroins Insurance Group (EIG) ont déposé une seconde demande d’arbitrage auprès du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI) à Washington.
- Le montant de cette nouvelle réclamation s’élève à 575 millions d’euros, portant le total des demandes à plus d’un milliard d’euros.
- Le groupe conteste la légalité de la révocation de la licence d’Euroins Roumanie (EIRO) en 2025, affirmant que l’assureur était solvable au moment des faits.
Cette escalade juridique intervient alors que les autorités roumaines ont récemment procédé à des perquisitions au domicile d’anciens employés d’EIRO, une action que le groupe Eurohold dénonce comme une tentative d’intimidation et juridiquement infondée. Selon Eurohold, ces perquisitions coïncident avec le dépôt de la seconde demande d’arbitrage et visent à recueillir des preuves irrecevables, étant donné qu’elles se déroulent plus de trois ans après les événements contestés.
Eurohold affirme avoir rassemblé des preuves irréfutables démontrant que la décision de l’Autorité de surveillance financière (ASF) de révoquer la licence d’EIRO était illégale et que l’assureur disposait de fonds suffisants pour honorer ses engagements. Le groupe souligne que les prévisions alarmistes concernant les coûts des sinistres se sont avérées manipulatrices. Un rapport d’un actuaire indépendant mandaté par les actionnaires et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) en 2023 aurait confirmé la solvabilité d’EIRO avant la révocation de sa licence.
Eurohold déplore que l’État roumain n’ait pas privilégié une approche négociée pour protéger les intérêts des assurés et des tiers lésés, malgré la proposition d’un plan concret par le groupe. Au lieu de cela, il a choisi d’engager des procédures judiciaires et de perquisitionner les domiciles de citoyens roumains. Le CIRDI a récemment rejeté la demande du gouvernement roumain de mettre fin au premier arbitrage intenté par Eurohold et EIG.
Le groupe Eurohold maintient que toute preuve recueillie lors de ces perquisitions sera irrecevable devant les tribunaux et considère cette action comme une tentative de détourner l’attention de la responsabilité de l’État roumain dans cette affaire.
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