Publié le 27 novembre 2025 09:54:00. L’anxiété, un trouble mental touchant plus de 300 millions de personnes dans le monde, fait l’objet d’une étude approfondie en Suède pour mieux comprendre ses origines et les facteurs de risque chez les enfants.
- Plus de 300 millions de personnes dans le monde sont atteintes d’un trouble anxieux, dont les premiers symptômes apparaissent souvent durant l’enfance ou l’adolescence.
- Une étude longitudinale suédoise suit 600 enfants, dont la moitié a des parents ayant des antécédents de troubles psychiatriques.
- Les chercheurs espèrent identifier les facteurs qui contribuent au développement de l’anxiété et tester l’efficacité d’un soutien parental préventif.
Ces « papillons dans l’estomac », cette nervosité passagère, sont une expérience universelle. Mais lorsque ces sensations se transforment en peur persistante, en inquiétude excessive ou en un véritable trouble anxieux, elles peuvent entraver le quotidien. Des chercheurs s’efforcent désormais de décrypter ce processus de dérive.
Selon le psychologue et chercheur Matt Cervin, de l’Université de Lund et de l’hôpital universitaire de Skåne, la peur et l’anxiété sont des mécanismes de survie hérités de nos ancêtres, qui nous permettaient de rester vigilants face aux dangers.
« Nous ne sommes pas conçus pour nous sentir bien, notre survie repose plutôt sur la vigilance et l’inquiétude. Mais lorsque cela ne nous aide plus et commence à nous poser des problèmes au quotidien, nous pouvons parler de trouble anxieux. »
Matt Cervin, psychologue et chercheur
L’anxiété est l’un des troubles mentaux les plus répandus à l’échelle mondiale. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime que plus de 300 millions de personnes en souffrent. Les problèmes débutent fréquemment durant l’enfance ou l’adolescence.
Pour comprendre pourquoi certains enfants développent des troubles anxieux tandis que d’autres semblent plus résistants, une équipe de recherche a lancé une vaste étude longitudinale impliquant 600 enfants. La moitié de ces enfants ont des parents ayant des antécédents de problèmes psychiatriques, tandis que l’autre moitié bénéficie d’un soutien parental visant à renforcer les liens familiaux.

En comparant l’évolution de ces deux groupes, les chercheurs espèrent identifier les facteurs de risque et les mécanismes de protection qui influencent le développement de l’anxiété, comme le rapporte Forskning.se. Il est important de noter que l’anxiété occasionnelle fait partie du processus de croissance et ne conduit pas systématiquement à un trouble.
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