Publié le 27 novembre 2025, 19h07. À partir de 2026, les automobilistes européens devront composer avec une nouvelle réglementation, la norme Euro 7, qui impactera les coûts liés aux batteries, aux freins et aux émissions de CO₂, tout en favorisant l’adoption des véhicules électriques.
- La norme Euro 7 imposera des règles plus strictes en matière de freins, de pneus et de gaz d’échappement.
- Une taxe carbone accrue entraînera une hausse du prix de l’essence.
- Les constructeurs devront garantir une capacité de stockage minimale de 80 % pour les batteries de voitures électriques après 5 ans ou 100 000 kilomètres.
Dortmund – Les conducteurs allemands et européens se préparent à une série de changements significatifs à partir de 2026, principalement liés à l’entrée en vigueur de la norme Euro 7. Cette nouvelle réglementation introduira des exigences plus strictes concernant les émissions de polluants, l’usure des pneus et des freins, et aura un impact sur le coût des véhicules, notamment ceux fonctionnant aux énergies fossiles.
La norme Euro 7, qui s’appliquera à tous les moteurs essence à partir de novembre 2026, ne modifiera pas les limites de polluants autorisées, mais exigera des constructeurs qu’ils prouvent, tous les huit ans, que leurs modèles respectent la limite de 1 000 milligrammes de monoxyde de carbone. De plus, ils devront intégrer un « système embarqué » capable de détecter les émissions excessives.
Pour la première fois, la norme européenne encadrera également les voitures électriques dès 2026. Cette mesure vise à décourager l’achat de véhicules à moteur thermique. En contrepartie, les véhicules électriques bénéficieront d’un traitement préférentiel, notamment en ce qui concerne la durée de vie des batteries. La norme précise que la capacité de stockage de la batterie ne devra pas être inférieure à 80 % après 5 ans ou 100 000 kilomètres, offrant ainsi une garantie aux acheteurs.
Au-delà des moteurs à essence, la norme Euro 7 réglementera également les émissions non liées aux gaz d’échappement, telles que celles provenant de l’usure des pneus et des freins. Une limite sera fixée pour ces émissions à partir de novembre 2026, s’appliquant à tous les types de véhicules, y compris les modèles électriques. Les automobilistes n’auront pas de responsabilité directe à ce sujet, mais devront s’assurer que leurs pneus respectent les normes en vigueur lors de leur remplacement.
L’Union européenne (UE) a également fixé des objectifs ambitieux en matière de réduction des émissions de CO₂ pour les camions :
- 2025 : Réduction de 15 % des émissions par rapport aux niveaux de 2020.
- 2035 : Réduction d’au moins 65 % des émissions par rapport aux niveaux de 2020.
- 2040 : Réduction de 90 % des émissions par rapport aux niveaux de 2020.
L’UE ambitionne ainsi de réduire quasiment à néant les émissions de CO₂ des camions d’ici 2040.
En outre, une augmentation de la taxe carbone, qui passera de 50 à 65 euros par tonne, entrera en vigueur l’année prochaine. Cette hausse se traduira par une augmentation du prix de l’essence, les stations-service répercutant la taxe sur les consommateurs.
Enfin, à partir de septembre 2026, les nouveaux véhicules devront être conçus de manière à permettre l’accès aux données du véhicule dès leur mise en circulation. Les constructeurs seront tenus de fournir aux conducteurs des informations pertinentes, par exemple via une application mobile, conformément à la loi européenne sur les données. Les utilisateurs pourront ainsi contrôler l’utilisation de leurs données, et les constructeurs ne pourront pas créer des zones d’accès restreint.
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