Publié le 1er décembre 2025 à 00h02. Une communication téléphonique inattendue entre Donald Trump et Nicolás Maduro a été confirmée, alors que la tension monte entre Washington et Caracas, notamment après des avertissements américains concernant l’espace aérien vénézuélien.
- Donald Trump a confirmé avoir eu un entretien téléphonique avec Nicolás Maduro début novembre.
- Cet échange intervient dans un contexte de durcissement de la rhétorique américaine envers le Venezuela, avec des menaces implicites d’intervention militaire.
- Le gouvernement vénézuélien a réagi avec prudence, se concentrant sur des accusations de provocations navales américaines dans les Caraïbes.
La confirmation de cet appel, lâchée par l’ancien président américain lors d’un échange informel avec des journalistes à bord d’Air Force One, met fin à plusieurs jours de spéculations. Interrogé directement sur le sujet, Trump a répondu laconiquement :
« Je ne veux pas faire de commentaire. La réponse est oui. »
Donald Trump
Cette concision, typique de l’ancien président, n’a pas dissipé l’incertitude quant au contenu de la conversation ni à ses motivations.
Selon des informations rapportées par Le New York Times et Le Wall Street Journal, le dialogue aurait eu lieu début novembre et aurait même envisagé la possibilité d’une rencontre future entre les deux dirigeants sur le sol américain. Cette perspective, si elle se concrétisait, marquerait un changement radical dans la politique américaine envers le Venezuela, qui a été caractérisée par des sanctions économiques et un soutien à l’opposition.
L’annonce de cet appel coïncide avec une escalade des tensions. Le week-end précédent, Trump avait publié un message sur sa plateforme Truth Social, déclarant que l’espace aérien « au-dessus du Venezuela et de ses environs » devait être considéré comme « complètement fermé », avertissant les compagnies aériennes, les pilotes, les trafiquants de drogue et les trafiquants d’êtres humains. Ce message, perçu comme une menace implicite d’action militaire, a semé l’inquiétude à Caracas et dans la région. Il a été interprété comme un possible prélude à des opérations militaires, d’autant plus que l’administration Trump avait déjà intensifié son discours sur l’implication du gouvernement socialiste de Maduro dans le trafic de drogue vers les États-Unis, une accusation que Caracas rejette fermement.
Des sources évoquent également l’étude par Washington d’options plus agressives, allant d’opérations secrètes de la CIA à la préparation d’une « nouvelle phase » militaire après des mois d’interceptions de navires soupçonnés de trafic de drogue dans les eaux des Caraïbes. Face à ces spéculations, Trump a tenté de minimiser l’importance de son avertissement sur l’espace aérien vénézuélien, affirmant :
« N’y lisez rien. »
Donald Trump
et demandant de « ne pas tirer de conclusions ». Il a justifié son avertissement par le fait que « le Venezuela n’est pas un pays très amical », sans pour autant fournir de détails supplémentaires.
De son côté, le gouvernement vénézuélien a adopté une attitude plus réservée. Ni Maduro ni ses principaux collaborateurs n’ont commenté directement l’appel téléphonique. Lors d’une conférence de presse, Jorge Rodríguez, président de l’Assemblée nationale, a déclaré que la question
« Ce n’était pas le sujet du jour. »
Jorge Rodríguez
et a redirigé l’attention vers une enquête sur des incidents impliquant des navires américains dans les Caraïbes.
Au-delà des déclarations officielles, il apparaît clairement que l’administration Trump combine une posture militaire de plus en plus affirmée avec des signaux laissant entrevoir une possible voie diplomatique. L’avenir de ces relations reste incertain, mais la communication directe entre les deux dirigeants pourrait ouvrir la voie à de nouvelles négociations, ou au contraire, à une escalade des tensions dans la région.
Agences Reuters et DPA
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