Publié le 24 septembre 2025. Un inventeur suisse a développé un produit innovant pour améliorer les performances au tennis, mais s’est heurté à un refus systématique des grandes marques du secteur, illustrant un phénomène connu sous le nom de syndrome du « pas inventé ici ». Cette expérience souligne les difficultés rencontrées par les innovations externes à percer dans les entreprises établies.
- L’invention, approuvée par la Fédération Internationale de Tennis et protégée par des brevets et des marques, a été jugée performante par les acteurs majeurs du marché.
- Le refus de licence ne reposait pas sur un défaut technique, mais sur la crainte de susciter des interrogations internes quant à la capacité de recherche et développement des entreprises.
- L’inventeur regrette de ne pas avoir exploré plus tôt des stratégies alternatives, comme la vente directe aux consommateurs ou le partenariat avec un athlète de renom.
Un entrepreneur suisse a vécu une expérience frustrante après avoir mis au point un produit destiné à améliorer les performances des joueurs de tennis. Malgré l’obtention de l’approbation de la Fédération Internationale de Tennis (FIT) et la protection de son invention par des brevets et des marques, il s’est heurté à un mur de refus lorsqu’il a tenté de la commercialiser auprès des grandes entreprises du secteur.
L’inventeur, qui souhaite rester anonyme, explique que les sociétés de tennis reconnaissaient la qualité et l’impact potentiel de son produit. Cependant, elles refusaient de lui accorder une licence, non pas parce qu’il ne fonctionnait pas, mais par crainte de questions internes.
« Pour le mettre sur le marché, il aurait fallu que leurs équipes R&D disent : « C’est génial ». Et s’ils disaient cela, des questions se poseraient. “Pourquoi n’as-tu pas trouvé ça toi-même ?” »
Inventeur suisse
Selon lui, cette attitude illustre le syndrome du « pas inventé ici », un état d’esprit courant dans les grandes entreprises où l’innovation n’est valorisée que si elle émane de leurs propres laboratoires. Les idées provenant de l’extérieur sont souvent perçues comme une menace, car elles remettent en question l’efficacité des systèmes de recherche et développement internes.
L’inventeur regrette de ne pas avoir adopté une approche plus audacieuse dès le départ. Il évoque la possibilité de s’adresser directement aux consommateurs via le commerce électronique, de rechercher un partenariat avec un joueur professionnel capable de promouvoir le produit, ou de créer un buzz viral. Il estime qu’il a peut-être abandonné trop rapidement ces voies non conventionnelles, privilégiant une approche plus traditionnelle qui semblait plus légitime.
Malgré cet échec commercial, l’inventeur se dit fier d’avoir créé un produit tangible, quelque chose qu’il peut montrer à ses enfants.
« C’est une chose que j’ai réellement construite : un produit physique que vous pouvez voir, toucher et sentir. Quelque chose que je peux montrer à mes enfants. J’ai construit quelque chose de réel. Même si cela échoue, cela existe. Et cela signifie… beaucoup pour moi. »
Inventeur suisse
Il tire de cette expérience une leçon amère : la véritable innovation a besoin d’une autorisation pour exister, et la plupart des entreprises manquent du courage de la donner. Il souligne que les échecs ne sont pas toujours dus à un manque de talent, mais souvent à un excès d’ego et à une résistance au changement.
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