Un impressionnant tablier métallique, pièce maîtresse du futur pont Anne-de-Bretagne à Nantes, est attendu dans l’estuaire de la Loire le 13 décembre. Fabriqué en Italie, ce composant essentiel, pesant plus de 3 000 tonnes, arrive par voie maritime et fluviale pour permettre le triplement de la largeur du pont.
Le convoi exceptionnel, composé de la barge Paula (Sarens) et de deux remorqueurs, a quitté le port de Monfalcone, près de Venise et Trieste, le 26 octobre. Après une traversée de la Méditerranée sans incident, il se trouve actuellement dans le golfe de Cadix, au sud de l’Andalousie, en attendant des conditions météorologiques plus favorables pour poursuivre sa route.
Le chantier de modernisation du pont Anne-de-Bretagne, lancé en janvier dernier, entre dans une phase cruciale avec l’arrivée de cette structure métallique de 150 mètres de long, 42 mètres de large et 25 mètres de haut. La décision d’acheminer le tablier complet par voie maritime et fluviale a été prise pour faciliter le transport de cette charge hors gabarit.
La progression du convoi a été légèrement retardée par les conditions météorologiques, qui ont nécessité une halte de quelques jours avant le passage du détroit de Gibraltar, franchi vers le 20 novembre. « Sa remontée dépendant de la marée, elle pourrait se faire de jour comme de nuit », précise la Ville de Nantes. La date exacte de la pose du tablier sera communiquée au public quelques jours avant l’opération.
L’entreprise italienne Cimonai, spécialisée dans la conception de structures métalliques complexes – elle a notamment réalisé les portes des écluses du canal de Panama – est à l’origine de la fabrication de ce tablier. La durée totale du voyage est estimée entre quatre et huit semaines, avec une fenêtre d’arrivée initialement prévue entre la troisième semaine de novembre et la troisième semaine de décembre.
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