Le pape Léon XIV a achevé un voyage apostolique de six jours en Turquie et au Liban, ponctué d’appels pressants à la paix et au dialogue. Ce déplacement, qui s’est déroulé du 27 novembre au 2 décembre 2025, souligne l’importance stratégique de ces deux nations pour la stabilité du Moyen-Orient et au-delà.
Au cours d’une conférence de presse improvisée à bord de l’avion reliant Istanbul à Beyrouth, le Saint-Père a abordé des questions géopolitiques sensibles, notamment les conflits en Ukraine et à Gaza, ainsi que les enjeux de l’œcuménisme. Il a insisté sur la nécessité de privilégier la paix par-dessus tout.
Le rôle de la Turquie a été particulièrement mis en avant. Le pape Léon XIV a exprimé l’espoir que le président turc Recep Tayyip Erdoğan puisse utiliser ses relations diplomatiques avec l’Ukraine, la Russie et les États-Unis pour favoriser un cessez-le-feu et engager un processus de paix en Ukraine. « Nous espérons que le président Erdoğan, grâce à ses relations avec les présidents ukrainien, russe et américain, pourra contribuer dans ce sens à promouvoir le dialogue, le cessez-le-feu et à trouver une solution à ce conflit, à cette guerre en Ukraine », a-t-il déclaré.
Le Saint-Siège considère également Ankara comme un acteur clé pour apaiser les tensions à Gaza, se référant notamment à son implication passée dans l’ouverture d’un couloir pour l’exportation de céréales.
La deuxième étape du voyage a été consacrée au Liban, un pays que le pape Léon XIV a décrit comme « blessé par la violence et l’injustice ». Cette visite, qui répondait au souhait exprimé par son prédécesseur, le pape François, visait à apporter un message de réconfort et d’espoir au peuple libanais.
Le Pontife a déploré l’érosion du modèle confessionnel libanais, tout en réaffirmant que la véritable force du pays réside dans la foi et l’espérance de ses citoyens. Un geste symbolique a marqué son engagement envers la région : la plantation d’un olivier, symbole de paix, en présence de chefs religieux.
Le pape Léon XIV a également encouragé les jeunes Libanais à ne pas quitter leur pays, mais à « trouver des garanties et devenir des protagonistes de la paix dans leur patrie ».
Au-delà des questions politiques, le Saint-Père a partagé des impressions personnelles sur son élection au conclave. « J’ai pris une profonde inspiration. J’ai dit : c’est parti, Seigneur, c’est toi qui commandes », a-t-il confié. Il a également fait part, avec humour, de son observation sur la tendance des journalistes à analyser ses expressions faciales.
Le voyage en Turquie était également l’occasion de commémorer le 1700e anniversaire du premier concile de Nicée, un événement majeur dans l’histoire des relations entre catholiques et orthodoxes et dans la recherche de l’unité des chrétiens.
Le pape Léon XIV a conclu son allocution en réitérant son appel à l’unité et en promettant de poursuivre ses efforts pour construire des ponts entre les peuples.
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