Publié le 3 décembre 2025 à 21h30. La course à l’investiture républicaine pour le poste de procureur général de l’Alabama est secouée par de nouvelles accusations de financement occulte, alors qu’un don important à l’une des candidates suscite l’inquiétude de ses concurrents.
- Jay Mitchell, ancien juge de la Cour suprême de l’Alabama, dénonce un don de 150 000 $ à Catherine Robertson provenant d’une organisation nouvellement créée.
- Les trois candidats – Catherine Robertson, Jay Mitchell et Pamela Casey – ont déjà collecté plus de 2 millions de dollars au total.
- Cette course à l’investiture se déroule en vue de succéder à Steve Marshall, actuel procureur général, qui brigue un siège au Sénat américain.
De nouvelles accusations de financement opaque ont émergé dans la course à l’investiture républicaine pour le poste de procureur général de l’Alabama. Jay Mitchell, un ancien juge de la Cour suprême de l’État, a critiqué un don de 150 000 $ reçu par Catherine Robertson, provenant du Fonds d’action pour l’état de droit, une organisation à but non lucratif créée le 29 octobre dernier, selon les registres du secrétaire d’État. Cette contribution intervient quelques mois après que M. Mitchell ait déjà soulevé des questions concernant des dons similaires reçus par Mme Robertson d’une autre organisation.
Selon les rapports de financement de campagne déposés mardi, Jay Mitchell et Catherine Robertson ont tous deux dépassé le seuil de 2 millions de dollars de fonds collectés. Pamela Casey, procureure du comté de Blount, arrive en troisième position avec 112 466 $ collectés, auxquels s’ajoutent un prêt personnel de 500 000 $ à sa campagne, portant son solde à 595 608 $ à la fin du mois de novembre.
La campagne de Mitchell a immédiatement réagi, dénonçant une tentative de contourner les règles de financement de campagne de l’Alabama. Dans un communiqué, ils affirment que cette contribution, provenant d’une organisation qui ne divulgue pas ses donateurs, viole l’esprit de la loi sur le financement équitable des campagnes (Fair Campaign Finance Act). Ils accusent Catherine Robertson d’avoir accepté 150 000 $ de « fonds non traçables » via un « écran » nouvellement créé, dans le but de dissimuler l’identité des donateurs aux électeurs de l’Alabama. La campagne de Mitchell chiffre désormais le montant total des « fonds noirs » reçus par Robertson à 1,3 million de dollars pour l’ensemble de la campagne.
« Elle a accepté 150 000 $ de fonds sans trace par l’intermédiaire d’un autre groupe écran tout nouveau, créé pour contourner les exigences de la FCPA et cacher les donateurs problématiques aux électeurs de l’Alabama. »
Campagne de Jay Mitchell
Le Fonds d’action pour l’état de droit a défendu sa contribution, affirmant qu’il soutenait des candidats « exceptionnels » qui s’engageraient à respecter l’état de droit et à garantir la sécurité publique. Tyler Dunn, un porte-parole de l’organisation, a déclaré que Katherine Robertson avait démontré sa capacité à protéger les habitants de l’Alabama et à poursuivre l’héritage de Steve Marshall.
« Katherine Robertson a montré qu’elle est la candidate capable de protéger les Alabamans et de perpétuer l’héritage du procureur général Steve Marshall. »
Tyler Dunn, porte-parole du Fonds d’action pour l’état de droit
Cette controverse intervient alors que les candidats se préparent à succéder à Steve Marshall, qui occupe le poste de procureur général depuis 2017 et se présente désormais au Sénat américain. Katherine Robertson, qui a été l’avocate principale de Marshall pendant son mandat, bénéficie de son soutien. Elle avait précédemment défendu un don de 1,1 million de dollars reçu de First Principles Action, Inc., une organisation basée dans le Tennessee, fondée par Peter Bisbee, ancien directeur exécutif de l’Association républicaine des procureurs généraux (RAGA), qui avait également soutenu la candidature de Robertson.
La primaire républicaine est prévue le 19 mai 2026.