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Le taux de présentations d’automutilations dans les hôpitaux est un cinquième inférieur au pic de 2010 – The Irish Times

Les cas d'automutilation signalés dans les hôpitaux irlandais ont continué de baisser en 2024, marquant une tendance à la baisse inattendue après les craintes d'une augmentation liée à la pandémie de Covid-19. Cette diminution, bien que modeste, confirme…

Le taux de présentations d’automutilations dans les hôpitaux est un cinquième inférieur au pic de 2010 – The Irish Times

Les cas d’automutilation signalés dans les hôpitaux irlandais ont continué de baisser en 2024, marquant une tendance à la baisse inattendue après les craintes d’une augmentation liée à la pandémie de Covid-19. Cette diminution, bien que modeste, confirme une amélioration observée l’année précédente et souligne l’importance des programmes de soutien en santé mentale.

Au total, 12 621 épisodes d’automutilation ont été enregistrés en 2024, impliquant 9 436 individus, selon les données du National Self-Harm Registry Ireland. Le taux d’incidence s’établit à 181 cas pour 100 000 habitants, soit une baisse de 5 % par rapport à 2023 et de 19 % par rapport au pic de 223 pour 100 000 enregistré en 2010.

Cette évolution est d’autant plus notable qu’elle contredit les premières estimations qui prévoyaient une hausse des comportements autodestructeurs pendant et après la crise sanitaire. Le Dr Mary Joyce, responsable du registre, s’est dite « rassurée » par cette tendance, qui fait suite à une réduction de 3 % en 2023. Entre 2021 et 2022, le taux était resté relativement stable.

Les femmes continuent d’être plus touchées par l’automutilation, avec une diminution de 7 % du taux en 2024 et une baisse globale de 13 % depuis 2021. Cependant, le groupe d’âge le plus vulnérable reste celui des adolescentes de 15 à 19 ans, avec un taux de 652 pour 100 000, bien que ce chiffre soit en baisse par rapport aux 888 pour 100 000 enregistrés en 2021.

Chez les hommes, le taux maximal d’automutilation en 2024 a été observé chez les 25 à 29 ans (373 pour 100 000), un changement par rapport aux deux années précédentes où il était plus élevé chez les 20 à 24 ans (environ 400 pour 100 000). Le taux global d’automutilation chez les hommes a diminué de 2 % par rapport à 2023, s’établissant à 163 pour 100 000.

L’analyse des données révèle qu’un tiers des personnes ayant consulté un hôpital pour automutilation (3 520 cas) étaient déjà suivies par des services de santé mentale au moment des faits. Dans 2 % des cas (225 patients), une orientation vers ces services avait été demandée, mais le rendez-vous n’avait pas encore été fixé.

Le registre souligne la nécessité de renforcer les services de santé mentale, tant en milieu hospitalier qu’ambulatoire, pour répondre aux besoins des personnes concernées. Il insiste également sur l’importance de limiter l’accès aux moyens d’automutilation, de mettre en place des interventions précoces et des programmes de prévention, ainsi que de sensibiliser le public à la vente sécurisée des médicaments en vente libre.

Le Dr Paul Corcoran, directeur de la National Suicide Research Foundation, estime que le Programme clinique national pour l’automutilation et les idées liées au suicide a joué un rôle significatif dans cette amélioration. « Ce programme a considérablement amélioré les services d’urgence en matière d’automutilation depuis sa création en 2016 », a-t-il déclaré.

Toute personne confrontée à des difficultés peut contacter Samaritans Ireland au 116 123.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.