Publié le 4 décembre 2025 à 07h30. Un vidéaste a tenté l’expérience de vivre sept jours comme un simple citoyen de Night City, l’univers dystopique de Cyberpunk 2077, pour vérifier si la réputation de ville impitoyable est justifiée.
- L’expérience a consisté à effectuer des quarts de travail de 12 heures dans le jeu, suivis de temps libre limité.
- Le vidéaste a observé le comportement des personnages non-joueurs (PNJ) et a noté des routines répétitives, mais aussi des interactions surprenantes.
- Malgré son caractère répétitif, l’expérience a permis de mettre en lumière des aspects souvent négligés de la ville, comme l’efficacité des transports en commun.
Night City, la mégalopole futuriste de Cyberpunk 2077, est souvent dépeinte comme un lieu sans espoir. Une réputation qui a poussé Any Austin, un créateur de contenu sur YouTube, à se lancer un défi original : incarner un habitant ordinaire de cette ville pour une semaine entière. L’objectif ? Déterminer si l’atmosphère sombre et désespérée de Night City est une exagération ou une réalité.
Any Austin a donc abandonné le rôle de héros central du jeu pour se fondre dans la masse des citoyens. Plus question de suivre l’histoire de V, Johnny Silverhand ou Panam. Il s’agissait de travailler, dormir et manger comme n’importe quel autre habitant de Night City, le tout sur une période de sept jours de jeu, soit environ 15 heures de temps continu.
L’expérience a révélé une routine quotidienne assez répétitive, avec des quarts de travail de 12 heures et un temps libre limité. Le créateur de contenu a cependant souligné la difficulté de respecter les horaires et les routines imposées, même dans un environnement virtuel. Il a également observé le comportement des PNJ, certains affichant des schémas de comportement fixes, tandis que d’autres disparaissaient mystérieusement au crépuscule.
Malgré ces limitations, Any Austin a réussi à tisser des liens avec certains personnages récurrents, transformant des interactions mineures en moments mémorables. Des conversations prolongées avec des inconnus aux rencontres fortuites dans les espaces publics, l’expérience a démontré que même dans un environnement aussi hostile, des connexions humaines peuvent se créer.
L’immersion dans la vie quotidienne de Night City a également permis de mettre en évidence des aspects fonctionnels du jeu souvent négligés. L’efficacité des transports en commun, la présence de cartes urbaines détaillées facilitant la navigation, et la densité de la vie urbaine, avec sa publicité omniprésente et son insécurité latente, ont tous contribué à l’expérience.
À l’issue de cette semaine passée dans la peau d’un citoyen ordinaire, Any Austin a qualifié l’expérience d' »épuisante » et de « répétitive », mais aussi de « gratifiante » et « relativement sûre ». Il a précisé que des aspects tels que l’argent, la nourriture, les gangs, la société ou la culture n’avaient pas été pris en compte, car le jeu ne repose pas sur un jeu de rôle profond et des mécanismes d’immersion poussés. Néanmoins, il a conclu que, même si l’adage selon lequel « il n’y a pas de fin heureuse dans Night City » reste valable, il est possible de mener une existence « normale » dans cette ville dystopique, du moins pendant un certain temps.
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