Publié le 29 octobre 2025 14:45:00. Une nouvelle étude suédoise explore les mécanismes cérébraux qui nous donnent le sentiment d’être à l’intérieur de notre propre corps, une perception fondamentale pour la conscience de soi et potentiellement perturbée dans certaines pathologies psychiatriques.
- Le sentiment de possession de son corps est essentiel à la conscience de soi et à la distinction entre soi et le monde extérieur.
- Les résultats de cette recherche pourraient améliorer la compréhension et le traitement de troubles tels que la dépersonnalisation, la schizophrénie et la dysmorphie corporelle.
- Les chercheurs prévoient d’étudier plus en détail la manière dont le cerveau intègre les signaux visuels et tactiles pour créer cette expérience subjective.
Comprendre comment le cerveau crée et maintient le sentiment d’être dans son propre corps est une question complexe, qui dépasse le cadre des neurosciences pour toucher à la psychologie, la psychiatrie et même la philosophie de la conscience. C’est ce souligne Renzo Lanfranco, chercheur principal au Département de neurosciences cliniques de l’Institut Karolinska et auteur principal de l’étude.
Selon les chercheurs, cette sensation de possession corporelle est un aspect fondamental de l’expérience humaine. Une altération de cette perception peut se manifester dans divers troubles mentaux.
« Le sentiment de posséder notre corps est crucial pour créer et maintenir la conscience de soi, qui à son tour est importante pour pouvoir faire la distinction entre nous-mêmes et le monde extérieur. »
Renzo Lanfranco, auteur principal de l’étude et chercheur principal au Département de neurosciences cliniques
L’étude, financée par le Conseil suédois de la recherche, le domaine de recherche stratégique en neurosciences, la Fondation Göran Gustafsson et le programme Horizon 2020 de l’UE, ouvre la voie à de nouvelles investigations. Les prochaines étapes consisteront à cartographier précisément comment le cerveau connecte les signaux visuels et tactiles à l’expérience consciente au niveau neuronal, et à identifier les régions cérébrales impliquées dans cette intégration. Les chercheurs souhaitent également étudier les conséquences d’une interruption de ces processus.
Cette recherche pourrait ainsi contribuer à une meilleure compréhension des mécanismes sous-jacents à des conditions où l’expérience de l’identité corporelle est perturbée, comme la dépersonnalisation, la schizophrénie et la dysmorphie corporelle, et à l’élaboration de traitements plus efficaces.
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