La détection précoce du cancer, notamment aux stades 1 et 2, est désormais un facteur déterminant dans l’amélioration des chances de guérison. Plusieurs pays intensifient leurs efforts pour diagnostiquer la maladie à un stade moins avancé, avec des résultats encourageants en termes de survie.
Le Royaume-Uni se positionne en tête de peloton avec un taux de diagnostic précoce de 58,7 % pour la période 2023-2024. Cette progression est attribuée à des campagnes de dépistage plus agressives et à un dépistage ciblé du cancer du poumon, lancé après la pandémie de COVID-19.
D’autres nations européennes et asiatiques affichent également des performances notables. L’Allemagne, la France, la Suède et le Japon présentent des taux de diagnostic précoce oscillant entre 50 et 60 %. La Corée du Sud, quant à elle, a enregistré une augmentation significative, passant de 45,6 % en 2005 à 50,9 % en 2022. Cette amélioration se traduit par un taux de survie à 5 ans pour les patients diagnostiqués entre 2018 et 2022, atteignant 72,9 %, soit une hausse de 18,7 points de pourcentage par rapport à la période 2001-2005.
Les statistiques coréennes soulignent l’importance cruciale d’un diagnostic précoce : le taux de survie à 5 ans pour les cancers localisés (stades 1 et 2) s’élève à 92,1 %, contre seulement 27,1 % pour les cancers ayant métastasé.
Le National Health Service (NHS), organisme de santé publique britannique, s’est fixé un objectif ambitieux : diagnostiquer 75 % des cancers aux stades 1 et 2 d’ici 2028. La Corée du Sud, avec un taux de dépistage du cancer dépassant les 70 %, s’appuie sur un plan national de lutte contre le cancer mis en œuvre depuis 1996, et qui en est à sa quatrième version. Les experts s’intéressent de près aux efforts coréens et à leur potentiel pour réduire l’écart avec les performances du Royaume-Uni.
À l’inverse, les États-Unis affichent un taux de diagnostic précoce plus faible, entre 45 et 50 %, tandis que la Chine se situe entre 30 et 40 %. Dans les pays à faible revenu, la situation est encore plus préoccupante, avec un taux de diagnostic précoce d’environ 30 % en Inde et seulement 20 % en Afrique.
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