Home DivertissementRéflexion d’Al Pacino après avoir regardé “Frankenstein” de Guillermo del Toro : “Le pardon est-il possible ?”

Réflexion d’Al Pacino après avoir regardé “Frankenstein” de Guillermo del Toro : “Le pardon est-il possible ?”

by Antoine Girard

Publié le 4 décembre 2025 à 20h07. La nouvelle adaptation du mythe de Frankenstein, signée Guillermo del Toro et disponible sur Netflix depuis le 7 novembre, continue de susciter l’enthousiasme, notamment auprès de figures emblématiques du cinéma comme Al Pacino et Francis Ford Coppola.

  • Le légendaire Al Pacino a visionné le film et a partagé ses réflexions sur les thèmes universels qu’il aborde.
  • Francis Ford Coppola a publiquement salué le film, le qualifiant d’œuvre « élégante et unique ».
  • La production a reçu un prix Vanguard Tribute aux Gotham Awards, soulignant l’importance accordée à la création humaine dans un contexte de montée en puissance de l’intelligence artificielle.

Al Pacino, l’acteur de 85 ans, a assisté cette semaine à une projection spéciale de Frankenstein, un événement intime dont des photographies ont été diffusées sur les réseaux sociaux par Netflix. La plateforme a également partagé les impressions de l’acteur sur l’œuvre :

« Cela soulève ces questions intemporelles : que signifie être vu ? Être aimé ? Le pardon est-il possible ? »

Al Pacino

Ces propos mettent en lumière la dimension humaine avec laquelle Guillermo del Toro revisite le roman de Mary Shelley.

Le film raconte l’histoire de Victor Frankenstein, un scientifique brillant mais égocentrique interprété par Oscar Isaac, dont l’obsession de repousser les limites de la vie le conduit à créer une créature (jouée par Jacob Elordi) qui devient le reflet le plus tragique de lui-même. Del Toro s’attache à explorer les thèmes de l’abandon, de la recherche de rédemption et des liens qui unissent les êtres, tout en respectant l’esprit émotionnel du livre original.

Les premières critiques sont très positives. Rotten Tomatoes indique que le film obtient une approbation de 85 % sur la base de 345 critiques, soulignant notamment la performance d’Elordi qui « enflamme les parties les plus émouvantes et déchirantes de l’histoire ». Le public est encore plus enthousiaste, avec un taux d’approbation de 94 %, décrivant le film comme une œuvre « gothique et profondément émotionnelle ».

Au-delà des critiques, Frankenstein a également séduit d’autres figures du cinéma. Francis Ford Coppola, réalisateur de Le Parrain, a publié un message élogieux sur les réseaux sociaux, qualifiant le film d’« œuvre élégante et unique sur l’amour et la beauté, racontée d’une manière profondément personnelle et originale ». Il a également salué le travail de Guillermo del Toro, qu’il considère comme un « génie du cinéma », et a encensé les performances d’Oscar Isaac, Jacob Elordi, Christoph Waltz et Mia Goth, dont le jeu « coule comme une fontaine incontrôlable de joie passionnée ».

Guillermo del Toro a reçu un prix Vanguard Tribute aux Gotham Awards cette semaine, une reconnaissance de son travail et de son engagement envers un cinéma artisanal. Lors de son discours, il a rappelé avoir découvert le roman de Shelley à l’âge de 11 ans, et a affirmé que les monstres et les marginaux étaient devenus sa « famille ». Il a également profité de cette occasion pour exprimer son opposition à l’utilisation de l’intelligence artificielle au cinéma, s’exclamant :

“F*ck AI!”

, en défense d’un art réalisé par des mains humaines.

Del Toro a souligné que le film était le fruit d’un travail collectif, impliquant des designers, des maquilleurs, des constructeurs, des directeurs de la photographie et des monteurs, et qu’il avait été « volontairement réalisé par des humains, pour des humains ».

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