Home DivertissementLaura Cannell: Brightly Shone the Moon review – bleakness and beauty in a haunting carol collection | Folk music

Laura Cannell: Brightly Shone the Moon review – bleakness and beauty in a haunting carol collection | Folk music

by Antoine Girard

La musicienne Laura Cannell explore les paradoxes de la saison hivernale et des chants de Noël avec son nouvel album, Brightly Shone the Moon, une œuvre sombre et envoûtante qui revisite des mélodies traditionnelles. Sorti en pleine période de fêtes, ce disque propose une relecture intimiste et parfois troublante du répertoire natal.

Intitulé d’après un vers de Good King Wenceslas, Brightly Shone the Moon s’ouvre sur des sonorités d’orgue, un hommage aux Noëls d’enfance de Laura Cannell dans les chapelles et églises méthodistes du Norfolk. Sa fidélité au violon s’entrelace ensuite avec la mélodie du XVIe siècle de O Christmas Tree/O Tannenbaum, créant une atmosphère onirique, comme un souvenir fragile qui se cherche.

L’album ne se contente pas de revisiter les classiques. All Ye Faithful est ainsi décliné dans des répétitions sombres des passages précédant le refrain, où les chœurs entonnent habituellement « Venez l’adorons ». Ici, l’amour semble prisonnier, fouillant le sol comme un animal, rappelant la dureté et l’isolement que peuvent engendrer les mois d’hiver. Cannell décrit elle-même son travail comme une exploration du moment où « la joie et le chagrin tentent de coexister ».

Pourtant, des moments de beauté émergent. Les mélodies aériennes de Lost in a Merry Christmas s’entremêlent et se fondent harmonieusement, tandis que Bleak Midwinter prend une tournure urgente et glaciale, remplaçant la mélancolie par une forme d’espoir espiègle. Le morceau le plus chaleureux de l’album, Angels Falling from the Realms, est paradoxalement intitulé de manière apocalyptique, et se pare de fragments d’hymnes anciens qui apparaissent et disparaissent comme par magie.

Brightly Shone the Moon n’est pas un album pour les fêtes animées ou la décoration des sapins, mais plutôt une invitation à un voyage introspectif, où des bribes de chansons ancestrales illuminent le chemin comme des bougies de Noël.

Par ailleurs, le mois de décembre voit également la sortie d’autres albums intéressants. Invented Folksongs d’Anna Pidgorna (Redshift) est le fruit du voyage de la chanteuse ukraino-canadienne en Ukraine, où elle a étudié auprès de musiciens traditionnels avant d’intégrer ces influences à son style avant-gardiste. L’album oscille entre la puissance sauvage de titres comme Drown in the Depth et la nostalgie poignante de What Else Can I Give Him?

Pour Hanouka, Michael Winograd propose Plays Tanz! (Borscht Beat), une performance live énergique du clarinettiste virtuose reprenant l’album de klezmer de 1955 de Dave Tarras et des Musiker Brothers, qui fusionnait la musique instrumentale ashkénaze traditionnelle avec le jazz.

Enfin, Winter Wonderband, composé de Jennifer Crook, Maclaine Colston, Saul Rose et Beth Porter, présente Joy Illimited (auto-produit), un recueil éclectique de chansons de Noël, dont des interprétations réussies de Shepherds Are the Cleverest Lads, apprise des Watersons, et de New Year’s Eve de Boo Hewerdine.

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