Home NouvellesProf. Rumyana Kolarova : PP ne regarde pas vers l’avenir. Ils sont motivés par les circonstances ᐉ Nouvelles de Fakti.bg – Bulgarie

Prof. Rumyana Kolarova : PP ne regarde pas vers l’avenir. Ils sont motivés par les circonstances ᐉ Nouvelles de Fakti.bg – Bulgarie

by Nicolas Lefèvre

Publié le 5 décembre 2025 à 20h30. La scène politique bulgare traverse une période d’incertitude profonde, marquée par une vague de contestation et des divisions au sein de la classe dirigeante, alors que le pays se prépare à intégrer la zone euro.

  • Une contestation populaire croissante remet en question le modèle démocratique bulgare.
  • Des divergences profondes opposent les acteurs politiques sur la réponse à apporter à cette crise.
  • L’entrée dans la zone euro pourrait s’avérer tumultueuse dans ce contexte instable.

L’avenir politique de la Bulgarie s’annonce flou, selon les analystes. La politologue Rumyana Kolarova souligne l’absence de direction claire, notant une sorte d’impasse face à de multiples options.

« L’incertitude est totale pour le moment. Nous verrons ce qui se passe. Nous observons une sorte d’impasse, étant donné qu’il existe de nombreuses options, mais il n’y a aucune indication claire sur la direction que prendra la politique bulgare. »

Prof. Rumyana Kolarova, politologue

Cette contestation prend une dimension particulière avec l’émergence d’un mouvement de jeunes rejetant ce qu’ils perçoivent comme de la médiocrité, de l’orientalisme, du despotisme et du provincialisme. L’ancien ministre de l’Énergie, Miroslav Sevlievski, y voit le signe d’un profond malaise. Selon lui, cette situation marque la fin d’un processus politique amorcé dans les années 1990, dépassant largement les clivages partisans.

La journaliste Rouja Raicheva, quant à elle, insiste sur l’ampleur de cette mobilisation. Elle décrit un “réveil national” et un “moment historique” pour les hommes politiques, qui portent une lourde responsabilité.

« Je vois un moment historique, une montée incroyable de la vague de protestation, qui en 2020 s’est apaisée, mais n’est pas morte, c’est-à-dire un réveil. Le provincialisme n’est pas la bataille ici, car un très grand nombre de petites villes protestent également. Il s’agit d’un réveil au niveau national et d’un moment historique pour les hommes politiques, qui portent une grande responsabilité. »

Rouja Raicheva, journaliste

Elle met en garde contre une attitude trop passive de la part des dirigeants, qui risquent d’être “balayés” s’ils ne prennent pas en compte les revendications populaires.

Les actions du parti PP (Continuum du Changement) sont qualifiées d’opportunistes par la professeure Kolarova, une caractéristique inhérente au populisme, selon elle. Elle s’interroge sur la capacité de la Bulgarie à opérer un changement profond de son modèle démocratique, craignant que cela ne passe par une crise majeure. Elle souligne également une attitude plus ouverte de Boyko Borissov à l’écoute des préoccupations exprimées dans la rue, contrairement à Delyan Peevski, dont elle dénonce l’arrogance et le refus du dialogue.

Raicheva ajoute que l’entrée dans la zone euro se fera dans un contexte particulièrement tendu. Elle observe une convergence des mécontentements, notamment autour du budget, que les dirigeants ont choisi d’imposer malgré les critiques virulentes. Elle met en garde contre les risques d’une vague de protestation incontrôlable, soulignant le manque de ressources d’une nouvelle force politique pour canaliser cette énergie.

Enfin, Sevlievski estime que les politiciens bulgares contribuent à la popularité de Rumen Radev, le président de la République, en le présentant comme une figure d’opposition aux errements de la classe dirigeante.

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.