Publié le 7 décembre 2025 à 16h07. Des mandats d’arrêt pourraient être émis contre plusieurs sénateurs et anciens sénateurs philippins dans le cadre d’une enquête sur des allégations de corruption liées à des projets de contrôle des inondations, mais le Sénat affirme ne pas se préparer à une éventuelle arrestation avant le 15 décembre.
- Le Bureau du Médiateur pourrait émettre des mandats d’arrêt contre Francis Escudero, Joel Villanueva, Jinggoy Estrada, Bong Revilla et Nancy Binay.
- Le Sénat affirme n’avoir reçu aucune communication officielle concernant des arrestations imminentes.
- Malgré les spéculations, le Sénat se concentre sur l’adoption du budget national pour 2026 avant les fêtes de Noël.
Le président du Sénat, Vicente Sotto III, a déclaré que l’institution n’avait pas discuté ni préparé de mesures en prévision d’une éventuelle inculpation ou arrestation d’un sénateur impliqué dans une affaire de corruption concernant des projets de contrôle des inondations. Cette déclaration intervient alors que des rumeurs circulent sur une action imminente des forces de l’ordre suite à des enquêtes législatives récentes.
Interrogé sur ces spéculations, M. Sotto a précisé que le Sénat n’avait reçu aucune information officielle concernant des arrestations à venir.
« En tant que Sénat, nous n’en avons pas parlé »,
Vicente Sotto III, président du Sénat
a-t-il affirmé.
Le Médiateur, Jesus Crispin Remulla, a quant à lui confirmé que des mandats d’arrêt pourraient être émis dès le 15 décembre contre les sénateurs Francis Escudero, Joel Villanueva et Jinggoy Estrada, ainsi que contre les anciens sénateurs Bong Revilla et Nancy Binay. Ces mandats seraient liés à des accusations de corruption dans le cadre de projets de contrôle des inondations. M. Remulla a également indiqué que les anciens sénateurs Sonny Angara et Grace Poe faisaient l’objet d’une enquête.
Le Bureau du Médiateur prévoit de soumettre aux tribunaux les dossiers de toutes les personnes pour lesquelles des preuves suffisantes seront réunies. M. Sotto a souligné qu’il serait prématuré de prendre des dispositions, telles que le renforcement de la sécurité ou la mise en place de procédures internes, en anticipation d’un éventuel mandat d’arrêt.
« Non, je ne peux rien préparer. Que puis-je faire ? »
Vicente Sotto III, président du Sénat
a-t-il déclaré, insistant sur le fait que les questions relatives aux plaintes pénales et aux ordres d’arrestation relèvent de la compétence des tribunaux et des forces de l’ordre, et non de la direction du Sénat.
Conformément à une pratique législative établie, le Sénat collabore avec la Police nationale philippine, le Bureau national d’enquête ou le Bureau du sergent d’armes (OSAA) lors de l’exécution des mandats d’arrestation dans ses locaux. Cependant, M. Sotto a précisé que ces protocoles ne sont activés qu’une fois qu’un ordre du tribunal est émis.
Malgré ces développements, le Sénat reste concentré sur son programme législatif, en particulier la ratification du rapport du comité bicaméral de conférence sur le budget national pour 2026. Les sénateurs et les représentants visent à transmettre la version finale du budget à Malacañang avant les vacances de Noël, afin d’assurer sa promulgation et d’éviter une nouvelle présentation du budget le 1er janvier.
« Malgré tout le bruit politique, notre travail continue »,
Vicente Sotto III, président du Sénat
a conclu M. Sotto, réitérant que le Sénat ne se laisserait pas entraîner dans des spéculations et qu’il se concentrerait sur les faits avérés.
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