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Le taux de privation forcée en baisse pour la deuxième année consécutive

Publié le 8 décembre 2025 11h19. La précarité financière continue de toucher une part significative de la population, mais les derniers chiffres du Bureau central des statistiques (CSO) révèlent une légère amélioration de la situation en 2025, avec…

Le taux de privation forcée en baisse pour la deuxième année consécutive

Publié le 8 décembre 2025 11h19. La précarité financière continue de toucher une part significative de la population, mais les derniers chiffres du Bureau central des statistiques (CSO) révèlent une légère amélioration de la situation en 2025, avec une baisse du taux de privation forcée.

  • Le taux de privation forcée en Irlande a diminué à 14,8 % en 2025, contre 15,7 % l’année précédente.
  • Les ménages les plus vulnérables restent ceux composés d’un seul adulte avec des enfants, les chômeurs et les personnes souffrant de problèmes de santé de longue durée.
  • Près de 45 % des ménages irlandais ont rencontré des difficultés financières au moins occasionnelles cette année.

Selon les données publiées aujourd’hui par le CSO, la privation forcée se définit comme l’incapacité d’un ménage à se permettre deux ou plus de onze biens et services considérés comme des normes sociales. Ces éléments incluent la possibilité de réunir famille et amis pour un repas ou un verre une fois par mois, de maintenir un logement à une température confortable, de posséder deux paires de chaussures adéquates, de consommer régulièrement de la viande, du poisson ou une alternative végétarienne, et d’acheter des vêtements neufs.

L’analyse du CSO met en évidence des disparités significatives selon la composition des ménages. En 2025, 49 % des ménages constitués d’un seul adulte avec des enfants de moins de 18 ans se trouvaient en situation de privation forcée, ainsi que 41,7 % des chômeurs et 39 % des personnes dont la capacité de travail est limitée par des problèmes de santé chroniques. Les locataires sont également plus touchés que les propriétaires occupants, avec un taux de privation de 31,6 %.

Au-delà de la privation forcée, les chiffres révèlent que 44,8 % des ménages ont déclaré avoir rencontré au moins quelques difficultés à joindre les deux bouts en 2025, une proportion en légère baisse par rapport aux 46,2 % enregistrés en 2024 et aux 50,4 % de 2022. Le CSO souligne également que près de 6 % des ménages n’ont pas pu honorer au moins deux échéances de remboursement de prêt immobilier ou de loyer au cours de l’année écoulée.

L’étude précise que les locataires sont beaucoup plus susceptibles de connaître des difficultés financières importantes : 12,4 % des ménages locataires ont eu de grandes difficultés à joindre les deux bouts en 2025, contre seulement 3,5 % des propriétaires occupants. À la fin d’un mois type, 36,8 % des ménages n’avaient aucune capacité d’épargne, 5 % ont dû puiser dans leurs économies et 2,8 % ont eu recours à l’emprunt.

Enfin, le coût du logement reste un fardeau financier pour 26,6 % des ménages en 2025, un chiffre en diminution par rapport aux 29,5 % de 2024, selon le CSO.


Infographie des chiffres de privation forcée du CSO


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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.