Home Santé40 pour cent des blessures en course à pied surviennent au genou

40 pour cent des blessures en course à pied surviennent au genou

by Sophie Martin

La course à pied, un sport accessible mais exigeant, expose les athlètes à un risque élevé de blessures, notamment au niveau du genou. Une nouvelle approche chirurgicale mini-invasive, développée à l’hôpital Vithas Valencia 9 de Octubre, offre désormais une alternative prometteuse pour les coureurs souffrant du syndrome de la bandelette ilio-tibiale.

Selon la Société espagnole de traumatologie, le genou est la localisation la plus fréquemment touchée par les blessures liées à la course à pied, suivi par le tendon d’Achille, le pied, la cheville, la zone interne du tibia, la hanche, la région inguinale et le dos. Environ 40 % des problèmes rencontrés par les coureurs concernent spécifiquement le genou, souvent dus à des techniques d’entraînement inappropriées, des anomalies biomécaniques ou des prédispositions congénitales.

Le « genou du coureur », ou syndrome de la bandelette ilio-tibiale, se manifeste par des douleurs sur la face externe du genou, causées par le frottement de la bandelette ilio-tibiale contre l’épicondyle latéral. « Il s’agit d’une blessure de surmenage qui se caractérise par l’apparition d’une douleur lancinante et progressive, qui s’intensifie au fur et à mesure de la course », explique le Dr Pepo García, traumatologue et chirurgien du genou à l’hôpital Vithas Valencia 9 de Octubre.

Le spécialiste insiste sur l’importance d’une consultation rapide : « Dès les premiers symptômes de la blessure, le patient doit consulter un professionnel. » Le traitement initial vise à réduire l’inflammation, mais il est crucial d’identifier et de corriger la cause sous-jacente pour éviter les récidives.

Lorsque les traitements conventionnels – physiothérapie, étirements, infiltrations – s’avèrent insuffisants, l’intervention chirurgicale peut être envisagée. L’hôpital Vithas Valencia 9 de Octubre propose une technique mini-invasive guidée par échographie, réalisée sous anesthésie locale avec des incisions de seulement 1 à 2 millimètres. Cette approche permet d’éviter l’ischémie, de réduire la douleur et les saignements.

« L’objectif de cette chirurgie est l’allongement contrôlé des fibres les plus postérieures du tendon de la bande ilio-tibiale, ce qui diminue la tension sur le muscle », précise le Dr García. Grâce à cette technique, les temps de récupération sont considérablement réduits, permettant aux patients de reprendre leur activité sportive environ six semaines après l’intervention.

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