Le théâtre royal de York propose une nouvelle version de la Belle au Bois Dormant, débordante d’humour et de fantaisie, qui confirme sa formule éprouvée pour les fêtes de fin d’année. Avec un dinosaure inattendu, des gags visuels et un personnage de bonne-femme irrésistible, le spectacle promet de ravir petits et grands jusqu’au 4 janvier.
Pour sa cinquième année sous la direction de Paul Hendy, à la fois auteur et producteur, cette production de la Belle au Bois Dormant s’est solidement installée comme un incontournable des fêtes à York. Le succès est garanti, avec des scènes familières qui enchantent les spectateurs fidèles. Les amateurs de pantomime savent qu’ils retrouveront le fameux gag de la boue, le banc hanté, les jeux de mots à foison et un spectacle grandiose avant l’entracte. L’attente de ces moments clés, et la curiosité de découvrir les nouvelles variations apportées, font partie du plaisir.
La véritable force du spectacle réside dans l’interprétation de Robin Simpson, figure emblématique du théâtre royal, qui incarne cette année Nurse Nellie, la protectrice veuve à trois reprises de la princesse Aurore. Si certaines blagues sur les incidents techniques semblent un peu trop rodées, Simpson apporte toujours une étincelle d’improvisation et excelle lorsqu’il réagit aux imprévus. Un moment de participation du public avec un spectateur masculin, choisi par la dame, donne lieu à une vanne particulièrement réussie, provoquant un éclat de rire généralisé, tant chez les acteurs que dans la salle.
Tommy Carmichael, de retour dans un rôle similaire à celui de Buttons, interprète Jangles avec brio. L’actrice de CBeebies, Jennie Dale, et Jocasta Almgill, artiste de théâtre musical chevronnée, forment un duo amusant en incarnant respectivement les bonnes et les mauvaises fées. Cependant, cette version manque légèrement de la saveur locale et de l’actualité qui caractérisent les meilleures pantomimes, se contentant de quelques allusions passagères à Hull et à Nigel Farage.
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