Lando Norris a révélé que son retard de 34 points sur Oscar Piastri après le Grand Prix des Pays-Bas, fin août, n’a pas été un catalyseur de relâchement, mais au contraire un appel à l’intensification de ses efforts. Cette détermination accrue a été déterminante dans sa conquête du titre de champion du monde de Formule 1.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la pression n’a pas diminué pour le pilote McLaren. « Non, cela ne m’a pas permis de me détendre », a-t-il confié. « Trente-quatre points de retard sur un pilote de la même équipe, qui réalisait un travail exceptionnel et que je sais être incroyablement talentueux, ne m’a pas donné confiance et ne m’a pas fait penser que je n’avais plus rien à perdre. »
Norris a alors entrepris une transformation profonde, tant sur le plan personnel que professionnel. Il a insisté sur la nécessité d’un travail plus acharné, d’une collaboration renforcée avec son équipe et d’une remise en question de ses méthodes. « Je devais impliquer davantage les gens de mon entourage, travailler plus dur, passer plus de temps sur le simulateur, changer mes approches et mon style de pilotage. J’ai dû creuser profondément pour débloquer de nouvelles idées », a-t-il expliqué. « J’essaie de comprendre plus de choses plus rapidement, d’une manière plus avancée qu’auparavant. »
Andrea Stella, directeur de l’équipe McLaren, a souligné l’importance de l’évolution constante dans le milieu exigeant de la Formule 1. « Le niveau des pilotes de Formule 1 est aujourd’hui si élevé que pour rester compétitif, il faut continuer à évoluer sans cesse », a-t-il déclaré. Il a également noté l’impact psychologique de cette progression sur Norris : « Lando a considérablement renforcé sa conviction, presque son statut, au point de se sentir capable de rivaliser avec Max [Verstappen]. »
Un autre tournant majeur cette saison a été la réaction de Norris face aux difficultés rencontrées en début de saison. Stella a décrit un processus structuré et holistique, axé sur le développement personnel, professionnel et la performance en pilotage. « Je suis particulièrement heureux que Lando ait pu tirer parti de cela, car c’est quelque chose que je n’avais pas forcément observé aussi clairement auparavant, en termes de quantité de travail, de personnes impliquées et de rythme de développement », a-t-il ajouté.
Pour Zak Brown, directeur général de McLaren Racing, ce titre représente un accomplissement personnel et professionnel. Il a soutenu Norris depuis ses débuts en karting, à l’âge de 14 ans, et l’a ensuite intégré à l’équipe McLaren. « Je me souviens de l’époque où il était encore jeune. Les personnes qui l’entourent ont fait un travail formidable pour faire de lui le champion du monde qu’il est aujourd’hui. C’est une grande réussite, et c’est très gratifiant », a-t-il conclu.
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