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Comment les entreprises peuvent réduire leurs déficits de sécurité

Publié le 2024-02-29 14:35:00. Les entreprises accumulent souvent des vulnérabilités en matière de cybersécurité, créant une « dette de sécurité » qui les expose à des risques croissants et potentiellement dévastateurs. Comprendre et gérer cette dette est devenu…

Comment les entreprises peuvent réduire leurs déficits de sécurité

Publié le 2024-02-29 14:35:00. Les entreprises accumulent souvent des vulnérabilités en matière de cybersécurité, créant une « dette de sécurité » qui les expose à des risques croissants et potentiellement dévastateurs. Comprendre et gérer cette dette est devenu crucial pour renforcer la résilience face aux cyberattaques.

  • La dette de sécurité se distingue de la dette technique par son focus sur les risques liés à la sécurité non résolus.
  • Elle se manifeste par des logiciels non mis à jour, des systèmes obsolètes, des faiblesses d’authentification et un manque de formation du personnel.
  • Une approche proactive, incluant des évaluations régulières, des mises à jour rapides et l’intégration de la sécurité dès la conception, est essentielle pour réduire et prévenir cette dette.

Laisser s’accumuler les failles de sécurité est une stratégie risquée pour les organisations. Cette accumulation, désormais appelée « dette de sécurité », crée un terrain fertile pour les violations de données, les attaques de logiciels malveillants et les rançongiciels. Les entreprises qui prennent en main la gestion de cette dette renforcent considérablement leur posture de sécurité globale.

La dette de sécurité est un sous-ensemble de la « dette technique », un concept désignant les coûts implicites liés aux choix de développement et de test de logiciels qui privilégient la rapidité au détriment de la qualité et de la maintenabilité à long terme. Alors que la dette technique concerne principalement l’efficacité du développement, la dette de sécurité se concentre spécifiquement sur les vulnérabilités et les risques de sécurité qui en découlent.

« La dette de sécurité peut rendre une organisation plus vulnérable aux violations de données, aux attaques de logiciels malveillants et de rançongiciels. »

Cette dette peut s’accumuler de différentes manières : mises à jour retardées, non-respect des bonnes pratiques, manque de visibilité sur les actifs, communication défaillante ou encore implémentations hâtives. Elle peut également apparaître dès la phase de développement si les développeurs ne respectent pas les principes fondamentaux de la sécurité lors de la programmation.

Plusieurs types de dette technique peuvent exister : code sous-optimal, architectures de systèmes complexes, tests ou documentation insuffisants, modèles de données obsolètes ou difficulté à maintenir les systèmes existants. Les conséquences de cette dette technique sont multiples : augmentation des coûts de maintenance, diminution des performances et de l’adaptabilité, et accroissement des inefficacités et des risques au fil du temps.

En matière de dette de sécurité, les failles les plus courantes incluent les vulnérabilités logicielles non corrigées, les systèmes et technologies obsolètes, les mesures d’authentification faibles, le manque de formation en sécurité pour les employés et une planification inadéquate de la réponse aux incidents. Ces faiblesses exposent les organisations non seulement à des violations de données et à des attaques de logiciels malveillants et de rançongiciels, mais également à des amendes réglementaires, à une atteinte à leur réputation et à une perte de confiance de leurs clients.

Pour réduire efficacement cette dette de sécurité, les entreprises doivent adopter une approche globale et structurée. Il est généralement plus coûteux de corriger les vulnérabilités accumulées que d’investir dans la cybersécurité dès la phase de planification et de mise en œuvre.

Les actions recommandées incluent :

  • Inventaire et évaluation des logiciels : Réaliser un inventaire complet de tous les logiciels utilisés, qu’ils soient sous licence, non autorisés ou en version d’essai. Pour chaque logiciel, identifier les composants associés et les comparer avec des bases de données de vulnérabilités connues, telles que le portail CVE de MITRE ou la base de données européenne sur les vulnérabilités (EUVD), ainsi que les informations du Bundesamt für Sicherheit in der Informationstechnik (BSI) ou du NIST.
  • Analyse de la composition logicielle : Utiliser des outils d’analyse pour détecter et surveiller l’utilisation de composants open source et tiers, afin de vérifier leur sécurité et leur conformité aux licences et de réduire les risques liés à la chaîne d’approvisionnement.
  • Mises à jour de sécurité régulières : Mettre en place des métriques et des contrôles pour suivre les correctifs logiciels, les mises à jour du micrologiciel et les mises à niveau du système d’exploitation. Dans un environnement cloud, cela peut impliquer l’évaluation du fournisseur cloud à l’aide d’outils tiers, l’extension des sauvegardes de données à un tiers ou la migration vers une infrastructure plus sécurisée.
  • Analyse des causes profondes : Après avoir résolu un problème de sécurité critique, identifier les causes sous-jacentes afin de corriger les défauts fondamentaux dans l’architecture, la conception ou les tests.
  • Intégration de la sécurité dans le développement : Adopter des pratiques DevSecOps pour impliquer les développeurs dans la culture de la cybersécurité, en encourageant le codage sécurisé et l’utilisation d’outils de dépannage pour détecter les vulnérabilités dès le début du cycle de développement.

En mettant en œuvre ces pratiques, les organisations peuvent identifier et corriger les failles de leurs défenses cybernétiques, réduire leur dette de sécurité existante et prévenir les risques futurs.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.