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Revue de Dracapella – power ballades et beatboxing alors que la comédie macabre se met à l’épreuve | Scène

Publié le 16 janvier 2024. Une comédie musicale décalée, « Dracapella », revisite le mythe de Dracula avec une bande-son des années 80 et des prouesses de beatboxing, offrant un spectacle aussi drôle qu’inattendu au Park Theatre de…

Revue de Dracapella – power ballades et beatboxing alors que la comédie macabre se met à l’épreuve | Scène

Publié le 16 janvier 2024. Une comédie musicale décalée, « Dracapella », revisite le mythe de Dracula avec une bande-son des années 80 et des prouesses de beatboxing, offrant un spectacle aussi drôle qu’inattendu au Park Theatre de Londres.

  • La pièce se moque des clichés gothiques et narratifs, privilégiant l’humour et l’autodérision.
  • ABH Beatbox, issu de la Beatbox Academy, apporte une dimension sonore unique grâce à ses talents de beatboxer.
  • Keala Settle, connue pour son rôle dans « The Greatest Showman », impressionne avec ses performances vocales.

« Dracapella », fruit de l’imagination de Dan Patterson et Jez Bond, est une comédie musicale qui ne se prend pas au sérieux. Loin des adaptations sombres et romantiques du mythe de Dracula, cette production choisit l’absurde et le second degré. L’histoire suit un comte roumain immortel, en quête d’amour depuis quatre siècles, qui se retrouve propulsé dans un univers musical anachronique, entre ballades puissantes des années 80 et rythmes effrénés de beatboxing.

L’un des points forts du spectacle réside dans la performance d’ABH Beatbox, un membre de la Beatbox Academy, dont le travail avait déjà été salué dans le succès « Frankenstein de la BAC ». Son talent permet de créer une ambiance sonore interactive et dynamique, évoquant parfois les cartoons de Looney Tunes.

Une performance vocale percutante… Keala Settle, à droite, avec Philip Pope dans Dracapella. Photographie : Craig Sugden

La comédie ne manque pas d’humour, avec des jeux de mots savoureux – « Ne jamais mourir ? Je pourrais vivre avec ça » – et une intelligence méta-théâtrale qui invite le public à s’interroger sur les codes du genre. Les acteurs, parmi lesquels on retrouve Ciarán Dowd et Philip Pope, livrent des performances énergiques et convaincantes.

Keala Settle, dont la voix puissante avait déjà ému le public dans « The Greatest Showman », apporte une touche de soul au spectacle en interprétant avec émotion le titre « At Last ». Les chansons, issues de la discographie de Cyndi Lauper, Bonnie Tyler ou encore Survivor, sont habilement arrangées et contribuent à l’atmosphère décalée de la pièce.

Bien que la comédie puisse parfois donner l’impression d’un effort conscient pour être drôle, et que certaines chansons semblent davantage des digressions que des éléments narratifs essentiels, l’ensemble reste divertissant et original. « Dracapella » est à découvrir au Park Theatre de Londres jusqu’au 17 janvier.

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À propos de l’auteur: Antoine Girard

Antoine Girard couvre la culture et le divertissement, du cinéma à la musique en passant par les séries, les livres et les arts visuels. Il cherche à éclairer les œuvres, les tendances et leur réception.