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Trump pourrait introduire des avis « obligatoires » sur les réseaux sociaux pour les voyageurs

by Nicolas Lefèvre

Les autorités américaines envisagent de renforcer les contrôles aux frontières en demandant aux voyageurs de 42 pays de fournir les identifiants de leurs réseaux sociaux avant d’être autorisés à entrer sur le territoire. Cette mesure, proposée par les douanes et la protection des frontières des États-Unis (CBP), s’inscrit dans une politique d’immigration de plus en plus restrictive.

Selon une proposition rendue publique, les visiteurs éligibles au programme d’exemption de visa – qui inclut des nationalités comme l’Australie, la France, l’Allemagne, le Japon et le Royaume-Uni – devront désormais inclure leurs comptes de réseaux sociaux dans leur demande via le Système électronique d’autorisation de voyage (ESTA). Actuellement, ces voyageurs peuvent séjourner aux États-Unis jusqu’à 90 jours sans visa.

Cette initiative intervient après que les services américains de citoyenneté et d’immigration (USCIS) ont déjà proposé en mars dernier de vérifier les comptes de médias sociaux des personnes sollicitant une carte verte, la citoyenneté américaine, l’asile ou le statut de réfugié. Le Département d’État avait également commencé, en juin, à exiger des demandeurs de visa qu’ils rendent publics leurs profils sur les réseaux sociaux. L’administration Trump avait déjà pris des mesures similaires par le passé, demandant à certains demandeurs de visa de fournir leurs identifiants.

Au-delà des réseaux sociaux, la proposition du CBP prévoit également la collecte d’informations supplémentaires, « lorsque cela est possible ». Cela comprend les adresses e-mail utilisées au cours des 10 dernières années, les numéros de téléphone utilisés au cours des 5 dernières années, des informations détaillées sur les membres de la famille et des données biométriques. À ce stade, les voyageurs doivent déjà fournir une adresse e-mail, un numéro de téléphone, une adresse personnelle et des coordonnées d’urgence.

Le public dispose de 60 jours pour faire part de ses commentaires sur cette proposition. Cette mesure soulève des questions sur la protection de la vie privée et l’accès aux données personnelles des voyageurs.

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