Les États-Unis connaîtront une évolution majeure dans la régulation des cryptomonnaies en 2025, marquant un tournant sous la nouvelle administration Trump. L’approche, autrefois marquée par la méfiance, se veut désormais plus nuancée et axée sur l’information des investisseurs.
Un signal fort a été donné le 13 décembre 2025 avec la publication par la Securities and Exchange Commission (SEC) d’un guide destiné au grand public sur les bases de la garde des cryptomonnaies. Ce document, une première, vise à démystifier le sujet et à informer les investisseurs sur les risques associés à chaque méthode de stockage.
La SEC explique que la « garde » ne se limite pas à la simple conservation des pièces numériques, mais concerne avant tout la gestion des clés privées – ces codes cryptographiques qui permettent d’accéder aux actifs. La perte de ces clés entraîne une perte définitive de l’accès aux fonds. La clé publique, quant à elle, sert d’adresse de réception sans donner accès aux fonds.
Le guide distingue les « hot wallets » (portefeuilles chauds), connectés à internet et offrant une grande commodité, mais plus vulnérables aux cyberattaques, des « cold wallets » (portefeuilles froids), stockés hors ligne (sur des supports physiques ou même sur papier) et considérés comme plus sécurisés, bien que moins flexibles et susceptibles de se perdre ou d’être endommagés.
La SEC aborde également la question de la garde personnelle versus la garde par un tiers. Si l’auto-conservation implique une responsabilité totale en matière de sécurité et de gestion des clés, confier cette tâche à un prestataire (bourse ou dépositaire spécialisé) transfère également le contrôle des clés privées. L’autorité met en garde contre les risques liés aux défaillances, piratages ou faillites de ces prestataires, qui pourraient entraîner une perte totale d’accès aux actifs.
L’importance des « phrases de départ » (seed phrases) est également soulignée : ces mots de récupération sont extrêmement sensibles et ne doivent jamais être divulgués. La SEC recommande par ailleurs de se méfier du phishing, d’utiliser des mots de passe robustes et de choisir ses dépositaires avec soin.
Par ailleurs, la SEC a adopté un ton plus ouvert concernant les Initial Coin Offerings (ICO). Le président actuel, Paul Atkins, considère désormais que tous les jetons ne doivent pas automatiquement être classés comme des titres financiers, ce qui apporte plus de clarté réglementaire et pourrait relancer le marché des ICO.
Cette évolution s’inscrit dans un contexte plus large de reconnaissance du potentiel de Bitcoin et des technologies de couche 2, qui permettent de développer de nouvelles applications sans compromettre la sécurité de la blockchain principale. Le projet Bitcoin Hyper, qui a déjà levé près de 30 millions de dollars (environ 27,5 millions d’euros) lors de sa prévente, illustre cette tendance. Il combine les avantages de Bitcoin avec la rapidité et l’évolutivité de Solana, en utilisant un token (HYPER) pour les transactions, la gouvernance et le staking (avec un rendement annuel potentiel de 40%).
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