Publié le 15 décembre 2025 19:39:00. Une nouvelle plainte collective a été déposée contre les Mets de New York, accusant l’équipe d’utiliser illégalement la technologie de reconnaissance faciale au Citi Field, quelques mois après un rejet similaire d’une plainte contre le Madison Square Garden.
- Chris Dowling accuse Citi Field de violer la loi new-yorkaise sur la protection des données biométriques.
- La plainte allègue que Citi Field utilise 187 caméras de surveillance pour identifier les personnes bannies ou considérées comme présentant un risque pour la sécurité.
- Citi Field se défend en affirmant qu’elle n’a pas vendu les données collectées et que l’utilisation de la technologie est de notoriété publique.
Une nouvelle bataille juridique s’engage autour de l’utilisation de la reconnaissance faciale dans les enceintes sportives new-yorkaises. Chris Dowling a déposé un recours collectif contre Queens Ballpark Company, LLC, l’exploitant du Citi Field, siège des Mets de New York, reprochant à l’entreprise de ne pas respecter la législation locale en matière de données biométriques.
Selon la plainte, Citi Field utilise un réseau de 187 caméras de surveillance pour scanner les visages des visiteurs et les comparer à des listes de personnes interdites d’accès ou identifiées comme potentiellement problématiques. Cette pratique, qui pourrait impliquer un partage de données avec Genetec, une entreprise de sécurité, est au cœur des accusations portées par M. Dowling.
Cette action juridique intervient après un rejet en justice d’une plainte similaire contre le Madison Square Garden (MSG) en 2023. Les plaignants avaient alors accusé MSG d’utiliser la reconnaissance faciale pour identifier et exclure des personnes, notamment des avocats opposés à l’entreprise, et de partager ces données avec des tiers. Le juge avait finalement estimé que l’utilisation de la technologie, en elle-même, ne constituait pas une violation de la loi, car aucune vente ou transaction de données biométriques n’avait été prouvée.
Adoptée en 2021, le Code de protection des identifiants biométriques de la ville de New York interdit explicitement la vente, la location ou le partage d’informations biométriques contre une contrepartie financière. Les élus municipaux avaient exprimé leur inquiétude quant à l’utilisation croissante de la reconnaissance faciale dans les lieux publics et aux risques liés à la collecte et à l’exploitation de ces données à des fins commerciales, sans le consentement des individus.
Citi Field se défend en arguant que la plainte de M. Dowling est infondée, car il n’existe aucune preuve que l’entreprise ait tiré profit de la vente de données biométriques. L’équipe soutient également que l’utilisation de la reconnaissance faciale est largement connue du public et ne peut donc pas induire les visiteurs en erreur. Enfin, Citi Field affirme que M. Dowling n’a subi aucun préjudice direct en raison de cette technologie et que l’accusation d’enrichissement sans cause est infondée.
M. Dowling a déjà retiré une partie de sa plainte concernant la violation de la loi sur la biométrie, mais entend poursuivre ses autres accusations, notamment celles fondées sur la loi de New York sur la protection des consommateurs et l’enrichissement sans cause. Cette affaire pourrait bien devenir un test décisif pour les pratiques de collecte de données dans les enceintes sportives et de divertissement de la ville de New York, et pourrait ouvrir la voie à d’autres litiges similaires si les arguments de M. Dowling sont validés par la justice.
Au-delà de l’issue de ce procès, la question de la réglementation de la reconnaissance faciale reste au cœur des débats, tant parmi les législateurs que parmi les citoyens new-yorkais.