Publié le 2024-07-11 14:35:00. La Colombie fait face à une circulation simultanée de deux souches du virus de la grippe A, H1N1 et H3N2, alors que les variations climatiques et l’augmentation de la mobilité de la population favorisent la propagation des infections respiratoires.
Les autorités sanitaires colombiennes ont signalé la présence conjointe des sous-types H1N1 et H3N2 du virus de la grippe A à travers le pays. Cette situation, bien que typique de cette période de l’année marquée par des changements météorologiques et une plus grande circulation des personnes, nécessite une vigilance accrue, notamment auprès des populations les plus vulnérables.
Selon les derniers rapports de surveillance épidémiologique du Ministère de la Santé et de l’Institut National de la Santé (INS), la circulation des sous-types A(H1N1)pdm09 et A(H3N2) est confirmée depuis plusieurs semaines. Ces souches, ainsi que la grippe B, moins répandue, ont été identifiées dans des échantillons prélevés sur des patients présentant des symptômes d’infections respiratoires.
Les autorités sanitaires insistent sur l’importance de la vaccination antigrippale pour les groupes prioritaires : enfants de moins de cinq ans, personnes âgées, femmes enceintes et individus souffrant de comorbidités. La vaccination non seulement diminue le risque de contracter la grippe, mais réduit également significativement le risque de complications graves liées à ces infections respiratoires.
En complément de la vaccination, plusieurs mesures de prévention sont recommandées :
- Se laver fréquemment les mains.
- Couvrir sa bouche et son nez lors de la toux ou des éternuements.
- Porter un masque facial en cas de symptômes respiratoires ou dans les lieux publics fréquentés.
- Éviter l’automédication et consulter un professionnel de santé en cas d’aggravation ou de persistance des symptômes.
La surveillance épidémiologique reste active et les autorités appellent la population à être attentive aux premiers signes de la grippe et à consulter rapidement un médecin en cas de symptômes.
Dans un autre registre, un nouveau médicament contre le VIH, le lénacapavir, administré par injection sous-cutanée tous les six mois, a démontré une efficacité supérieure à 95 % dans les essais cliniques. Son potentiel pour transformer la prévention combinée du VIH est largement reconnu. Cependant, son coût annuel, estimé à 28 000 dollars américains (environ 26 500 euros), le rend inaccessible pour les systèmes de santé de la région.
À ne pas manquer
