Publié le 16 décembre 2023. Un club de seniors dublinois, le D8 Surfers Club, célèbre dix ans d’initiatives numériques, offrant à ses membres, âgés de 72 à 94 ans, les compétences essentielles pour naviguer dans un monde de plus en plus connecté et se protéger contre les arnaques en ligne.
- Le D8 Surfers Club, basé au Digital Hub de Dublin, propose des cours gratuits sur l’intelligence artificielle, WhatsApp, la sécurité en ligne et les services bancaires numériques.
- Le club compte actuellement 13 membres et s’est développé principalement grâce au bouche-à-oreille.
- Les participants soulignent l’importance de ces formations pour rester connectés avec leurs proches et maintenir leur autonomie.
Depuis sa création, le D8 Surfers Club est devenu bien plus qu’un simple lieu d’apprentissage technologique. Il s’agit d’un véritable espace de convivialité et de soutien pour les seniors, leur permettant de s’adapter aux évolutions numériques et de lutter contre l’isolement.
Kevin O’Kelly, l’un des membres les plus anciens, suit les cours depuis près d’une décennie. Il témoigne de l’importance de ces compétences dans la vie quotidienne :
« Tout est désormais informatisé. On va à la banque, on utilise le distributeur, on veut envoyer un message à ses enfants à l’étranger. Donc, tout cela est très, très important. »
Kevin O’Kelly, membre du D8 Surfers Club
L’impact du club a été particulièrement notable pendant la pandémie de Covid-19, où la maîtrise des outils numériques est devenue essentielle pour maintenir le lien social. Même si l’apprentissage de Zoom a demandé un peu de patience, comme l’avoue avec humour M. O’Kelly :
« Bien sûr, au moment où elle (Sonya Doherty, la tutrice) nous a permis de nous lever, les deux heures étaient presque écoulées et il nous restait environ dix minutes en classe pour apprendre ! »
Kevin O’Kelly, membre du D8 Surfers Club
Récemment, le groupe a même exploré les domaines de l’intelligence artificielle et de la réalité virtuelle, témoignant de leur volonté de rester à la pointe des nouvelles technologies. Anne McCusker souligne la nécessité d’être informé :
« C’est parmi nous maintenant, nous devons donc le savoir. Il est très important d’en être conscient lorsque vous recevez des appels téléphoniques de personnes dont vous ne connaissez pas le numéro. »
Anne McCusker, membre du D8 Surfers Club
Le D8 Surfers Club bénéficie du soutien d’An Cosán, une organisation caritative qui propose des formations accessibles aux adultes via le Digital Hub. Sonya Doherty, la tutrice, accompagne le groupe depuis neuf ans et s’investit pleinement dans leur réussite, les aidant notamment à se prémunir contre les arnaques. Elle explique :
« Nous parlons toujours des SMS frauduleux parce qu’ils (les étudiants) viennent toujours nous montrer qu’ils ont reçu un appel ou un SMS et ils nous demandent si c’est réel. Ils n’ont peut-être pas de famille à la maison pour vérifier, alors ils attendent jusqu’à mardi pour venir me voir et voir s’il s’agit d’un vrai message texte ou non. »
Sonya Doherty, tutrice du D8 Surfers Club
Elizabeth Barrett, une autre membre, résume l’esprit du club :
« Nous disions qu’on essaie beaucoup de choses quand on prend sa retraite et qu’on s’en tient aux bonnes. Celle-ci est l’une des bonnes. »
Elizabeth Barrett, membre du D8 Surfers Club
Mary Kwadjo, à 94 ans, est la doyenne du D8 Surfers Club. Grâce aux formations suivies, elle peut rester en contact avec sa famille à l’étranger :
« J’ai des gens en Australie, en Amérique, etc. Je leur écris et leur dis comment je vais, je leur envoie des SMS et des e-mails, etc. »
Mary Kwadjo, membre du D8 Surfers Club
Fiach Mac Conghail, PDG du Digital Hub, se réjouit du succès de cette initiative :
« C’est merveilleux de voir que certains des participants qui ont rejoint le D8 Surfers Club au début sont toujours présents tous les mardis dans notre Learning Studio, ce qui témoigne de la valeur de ce programme, de son tuteur et de son aspect social. »
Fiach Mac Conghail, PDG du Digital Hub
Au-delà de l’acquisition de compétences numériques, le D8 Surfers Club a permis de tisser des liens d’amitié et de créer une communauté soudée, prouvant que l’apprentissage peut être une source de bien-être à tout âge.
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