La Maison Blanche a procédé à une révision pour le moins originale de son « Allée présidentielle de la renommée », affichant des portraits d’anciens présidents accompagnés de descriptions teintées de l’opinion tranchée de Donald Trump. Cette initiative, révélée mercredi, ne manque pas d’attiser les controverses et témoigne d’une volonté assumée de marquer l’histoire à la manière de l’administration actuelle.
Les plaques commémoratives, désormais fixées sous les portraits des anciens chefs d’État, ne se contentent pas de retracer leur parcours. Elles livrent un jugement sans appel, souvent critique, reflétant les convictions personnelles de Donald Trump. L’ancien président Joe Biden est ainsi qualifié de « pire président de l’histoire américaine », accusé d’avoir accédé à ses fonctions suite à « l’élection la plus corrompue jamais vue aux États-Unis ».
Barack Obama n’est pas épargné, décrit comme « l’une des personnalités politiques les plus controversées ». L’administration Trump souligne également l’échec de sa réforme des soins de santé, connue sous le nom de « Affordable Care Act », qui aurait conduit à la perte du contrôle du Congrès par le parti démocrate. Bill Clinton, quant à lui, voit ses succès législatifs attribués aux « républicains du Congrès », tandis que la fin de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), négocié sous sa présidence, est présentée comme une victoire de Donald Trump. L’ancien président Clinton est également rappelé par la phrase : « En 2016, l’épouse du président Clinton, Hillary, a perdu la présidence au profit du président Donald J. Trump ! »
À l’inverse, les présidents considérés comme favorables à Donald Trump bénéficient d’un traitement plus clément. Ronald Reagan est ainsi salué comme « le grand communicateur », loué pour sa popularité et présenté comme un admirateur de Donald Trump, et réciproquement. « Il était un fan du président Donald J. Trump bien avant la course historique du président Trump à la Maison Blanche. De même, le président Trump était un de ses fans ! », peut-on lire sur la plaque commémorative.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un effort plus large visant à personnaliser la Maison Blanche selon les goûts de Donald Trump. Le « Mur de la renommée », situé à l’extérieur de l’aile ouest, expose désormais les portraits des présidents par ordre de fonction. Une exception notable : le portrait de Joe Biden a été remplacé par une image d’une porte automatique, une référence aux accusations républicaines selon lesquelles l’équipe de Biden aurait utilisé cet équipement pour éviter de croiser l’ancien président.
L’administration Trump n’hésite pas à utiliser sa notoriété pour provoquer ses opposants, que ce soit sur les réseaux sociaux, lors de discours ou par d’autres moyens. Cette nouvelle initiative ne fait donc que confirmer une stratégie de communication assumée et provocatrice.