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Le vaccin contre le VPH peut protéger contre les modifications cellulaires de la vulve et du vagin

by Sophie Martin

Publié le 2024-02-29 10:30:00. Une étude suédoise de grande envergure confirme l’efficacité du vaccin contre le virus du papillome humain (VPH) dans la prévention de lésions précancéreuses de la vulve et du vagin, soulignant l’importance de la vaccination précoce chez les jeunes filles.

  • Le vaccin quadrivalent contre le VPH (types 6, 11, 16 et 18) réduit le risque de modifications cellulaires graves de la vulve et du vagin de 37 %.
  • Cet effet protecteur est encore plus marqué chez les femmes vaccinées avant l’âge de 17 ans, avec une diminution du risque de 55 %.
  • L’étude s’appuie sur les données de plus de 770 000 femmes suédoises suivies sur une période de 16 ans.

En Suède, la vaccination contre le VPH est proposée à toutes les élèves de cinquième année, dans le cadre d’un programme national de prévention du cancer du col de l’utérus. Le VPH est une infection sexuellement transmissible très courante, responsable de divers problèmes de santé, allant de verrues génitales à des cancers plus graves, notamment celui du col de l’utérus, mais aussi des lésions précancéreuses de la vulve et du vagin.

Les résultats de cette vaste étude, menée par des chercheurs de l’Institut Karolinska, apportent un nouvel éclairage sur les bénéfices de la vaccination. L’équipe a analysé les données des registres de santé suédois concernant plus de 770 000 femmes nées entre 1985 et 1998 et ayant vécu en Suède entre 2006 et 2022. En comparant l’incidence des modifications cellulaires de haut grade (lésions précancéreuses) de la vulve et du vagin entre les femmes vaccinées et non vaccinées, ils ont constaté une réduction significative du risque chez les premières.

Plus précisément, le risque de ces lésions graves était inférieur de 37 % chez les femmes ayant reçu au moins une dose du vaccin quadrivalent contre le VPH, après prise en compte de facteurs potentiellement confondants tels que l’âge, le niveau d’éducation, le revenu et les antécédents médicaux de la mère. L’étude révèle également que la vaccination avant l’âge de 17 ans offre une protection encore plus importante, avec une diminution du risque de 55 % par rapport aux femmes non vaccinées. Ces résultats confirment l’importance d’une vaccination précoce pour maximiser l’efficacité du vaccin.

Cette étude renforce les recommandations actuelles en faveur de la vaccination contre le VPH chez les jeunes filles, et souligne l’importance de poursuivre les efforts de sensibilisation et de dépistage pour réduire l’incidence des cancers liés au VPH.

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