Publié le 2024-05-08 14:35:00. Une nouvelle étude de JP Morgan Asset Management révèle que les régimes de retraite à cotisations définies doivent s’adapter aux comportements réels des épargnants pour garantir des résultats optimaux, en tenant compte de l’évolution des dépenses à la retraite et de la nécessité d’une épargne disciplinée.
- Les dépenses des retraités diminuent en moyenne de plus de 30 % entre 60 et 85 ans.
- Une augmentation des cotisations de seulement 1 % dès l’âge de 25 ans pourrait couvrir neuf années de dépenses liées à l’assurance-maladie.
- Les besoins de remplacement de revenus à la retraite varient considérablement en fonction des revenus antérieurs et des prestations de la Sécurité sociale.
Les régimes de retraite à cotisations définies restent la principale solution d’épargne pour de nombreux Américains. Cependant, une étude récente de JP Morgan Asset Management souligne l’importance d’aligner les caractéristiques de ces régimes sur les habitudes d’épargne et de dépenses réelles des participants. L’objectif est d’améliorer les perspectives de retraite, notamment face à l’incertitude économique et à l’évolution des besoins des retraités.
L’étude révèle que les dépenses des retraités connaissent une baisse progressive, de l’ordre de 30 % en moyenne entre 60 et 85 ans. De plus, 60 % des nouveaux retraités subissent des fluctuations annuelles de leurs dépenses supérieures à 20 %. Ces variations soulignent la nécessité d’une planification financière flexible et adaptable.
Selon les chercheurs, une simple augmentation de 1 % des cotisations dès l’âge de 25 ans pourrait permettre de financer neuf années de dépenses liées à l’assurance-maladie (Medicare Part B). Cela démontre l’impact significatif d’une épargne précoce et régulière.
« En matière de régimes de retraite, il n’existe pas d’approche unique. Les besoins moyens de remplacement du revenu peuvent varier considérablement en fonction des salaires d’avant la retraite et des prestations de la Sécurité sociale reçues. »
Sharon Carson, stratège retraite chez JP Morgan Asset Management
Sharon Carson insiste sur l’importance de solutions de retraite personnalisées et flexibles, remettant en question les hypothèses statiques traditionnelles concernant les taux de remplacement de revenus. Elle souligne que les besoins de chaque individu sont uniques et doivent être pris en compte.
L’étude met également en évidence la popularité des fonds à date cible, utilisés par près de 70 % des participants aux régimes à cotisations définies. Ces fonds offrent une gestion disciplinée des investissements, mais ne suffisent pas à compenser un faible taux d’épargne. Une conception réfléchie des régimes est donc essentielle pour garantir des résultats à long terme.
« Les comportements des participants sont essentiels pour déterminer les résultats de la retraite, mais ils ne constituent qu’une partie de l’équation. Les résultats de cette année confirment à nouveau que la conception des investissements ne peut à elle seule compenser les faibles taux d’épargne, et que des caractéristiques réfléchies des régimes sont essentielles pour soutenir les résultats à long terme. »
Dan Oldroyd, gestionnaire de portefeuille SmartRetirement pour JP Morgan Asset Management
Dan Oldroyd explique que SmartRetirement s’efforce d’intégrer les comportements des participants dans ses projections à long terme, mais que l’impact le plus significatif est obtenu lorsque la stratégie d’investissement est associée à une épargne régulière et disciplinée. L’entreprise continue de développer des solutions innovantes pour aider les participants à atteindre leurs objectifs de retraite.
L’étude complète est disponible ici.
Pour aller plus loin
