Publié le 19 décembre 2025 06:59:00. L’avenir de Sabine Keller-Busse au poste de directrice générale d’UBS s’assombrit alors que des remaniements internes révèlent des faiblesses dans sa gestion et mettent en péril ses ambitions de succéder à Sergio Ermotti.
- Une réorganisation majeure au sein d’UBS remet en question le leadership de Sabine Keller-Busse.
- Deux cadres supérieurs promus par Keller-Busse ont été écartés de la nouvelle structure opérationnelle.
- Des problèmes antérieurs liés à des produits dérivés complexes ont également contribué à fragiliser sa position.
L’ascension de Sabine Keller-Busse à la tête d’UBS, envisagée par certains comme une succession naturelle à Sergio Ermotti, semble de plus en plus compromise. Les récentes turbulences au sein de la banque, notamment une réorganisation interne surprenante, mettent en lumière des difficultés de gestion et suscitent des interrogations sur son style de leadership.
Il y a un an et demi, Keller-Busse avait divisé son département des opérations en deux, confiant la gestion des produits et des canaux de vente à Kaja Bertoli, une ancienne stagiaire de McKinsey ayant toujours évolué en interne. Andreas Künzler, surnommé Kuenzler, s’est vu confier la direction des fonctions restantes. Tous deux avaient intégré l’équipe de direction d’UBS Suisse.
Or, ces deux cadres supérieurs ont été mis de côté lors de la récente restructuration. Bertoli et Künzler ne participeront pas à la refonte à grande échelle prévue par Keller-Busse, dont l’annonce est imminente. Leur avenir au sein de l’établissement reste incertain.
La nouvelle structure opérationnelle, qui revient à une configuration unique après moins de 20 mois, sera désormais dirigée par Pieter Brouwer. Pieter Brouwer a précédemment occupé des fonctions de direction au sein de la gestion de fortune de Khan et des activités suisses de Keller-Busse, en tant que responsable de la « technologie ».
Cette volte-face a ravivé les critiques à l’égard du style de gestion de Keller-Busse, certains l’accusant de favoriser ses proches au détriment de l’efficacité globale de l’entreprise.
Ces remaniements interviennent dans un contexte déjà tendu, marqué par des problèmes antérieurs liés à des produits dérivés complexes dans la banque privée suisse, où son principal rival, Iqbal Khan, détient également des parts. Ces incidents ont contribué à fragiliser la position de Keller-Busse et à alimenter les doutes quant à sa capacité à diriger UBS avec succès.



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