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à quelle heure et comment peut-on l’observer

by Thomas Caron

Publié le 18 décembre 2025 à 23h03. La comète interstellaire 3I/ATLAS, découverte en 2025, effectuera son approche la plus proche de la Terre ce vendredi 19 décembre, offrant une occasion unique aux astronomes d’étudier un visiteur venu d’un autre système solaire.

  • La comète 3I/ATLAS passera à environ 270 millions de kilomètres de la Terre le 19 décembre à 06h00 GMT (03h00 heure de l’Argentine).
  • Son observation à l’œil nu est impossible, mais elle est accessible avec un télescope d’une ouverture supérieure à 20 centimètres.
  • Des anomalies, notamment des éclairs périodiques et une composition chimique particulière, suscitent l’intérêt des scientifiques.

La comète interstellaire 3I/ATLAS, baptisée ainsi d’après le programme de surveillance d’astéroïdes ATLAS qui l’a détectée le 1er juillet 2025, est un objet fascinant pour la communauté scientifique. Plus de 200 installations à travers le monde, dont le télescope Rubin à Atacama et des sondes en orbite autour de Mars, ont participé à son suivi, fournissant des images, des spectres et des mesures précieuses pour retracer son évolution depuis son périhélie du 29 octobre.

Ce vendredi 19 décembre, la comète atteindra son point d’approche maximale avec la Terre, à une distance d’environ 270 millions de kilomètres. Bien que trop faible pour être visible à l’œil nu, les astronomes amateurs équipés d’un télescope d’une ouverture supérieure à 20 centimètres pourront l’observer en pointant leur instrument vers la constellation du Lion tôt le matin. L’absence d’interférence lunaire facilitera les observations.

Au périhélie, à environ 203 millions de kilomètres du Soleil, 3I/ATLAS a atteint sa luminosité maximale, mais restait invisible à l’œil nu. Après cette approche, les émissions de gaz et de poussières ont commencé à diminuer, comme l’ont confirmé les observations.

Les estimations suggèrent que le noyau de la comète a un diamètre d’au moins cinq kilomètres. Sa masse est considérablement plus importante que celle d’autres visiteurs interstellaires connus, comme ‘Oumuamua et Borisov, atteignant jusqu’à un million de fois celle de ‘Oumuamua et mille fois celle de Borisov.

L’étude de 3I/ATLAS a révélé plusieurs anomalies intrigantes. Des éclairs périodiques, se produisant toutes les 16 heures et liés à la rotation du noyau, ont été détectés, ainsi que des jets de matière dirigés vers le Soleil et conservant leur orientation malgré la rotation de l’objet. L’analyse de sa composition a révélé des niveaux élevés de dioxyde de carbone, de monoxyde de carbone et de carbone diatomique, ainsi qu’une forte concentration de nickel et une faible présence de fer. Au périhélie, une teinte bleue intense a été observée.

Ces anomalies ont suscité des débats parmi les spécialistes. Avi Loeb a souligné que le croisement de l’orbite de Jupiter le 16 mars 2026 pourrait potentiellement rapprocher la comète de la sphère d’influence gravitationnelle de la planète, estimant une probabilité de 0,004 % qu’un tel événement se produise, et reliant ce chiffre aux accélérations non gravitationnelles observées près du Soleil. Plus d’informations sur les anomalies observées.

Cependant, la majorité de la communauté scientifique privilégie une interprétation naturelle de ces phénomènes.

« Cela fait des choses comme les comètes. »

Tom Statler, NASA

3I/ATLAS représente une opportunité exceptionnelle d’étude. Les observations collectées, notamment les spectres, les courbes de lumière et les mesures dynamiques, seront analysées en profondeur afin de mieux comprendre la diversité et les processus physiques et chimiques des corps provenant d’autres systèmes planétaires.

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