Publié le 26 octobre 2023. Des médicaments comme le Mounjaro, initialement conçus pour traiter le diabète de type 2, sont de plus en plus utilisés pour perdre du poids, mais leur arrêt peut s’avérer difficile et nécessite un accompagnement adapté pour éviter une reprise de poids.
- Plusieurs patientes témoignent d’une reprise de poids après l’arrêt du Mounjaro, soulignant le besoin d’un soutien continu.
- L’organisme britannique de réglementation des médicaments, Nice, recommande au moins un an de suivi personnalisé après l’arrêt du traitement.
- Pour ceux qui financent eux-mêmes leur traitement, cet accompagnement n’est pas toujours garanti.
Ellen a découvert un nouvel espace de réflexion sur son rapport à l’alimentation en se libérant du bruit lié à la nourriture. En commençant à s’intéresser à la nutrition, elle a adopté un régime alimentaire équilibré, conçu pour répondre aux besoins de son corps. Après 16 semaines de traitement médicamenteux, elle a entamé une diminution progressive de la dose sur six semaines, ce qui lui a permis de perdre 22 kg (7 livres).
Cette perte de poids a eu un effet bénéfique sur son niveau d’activité physique. Au lieu de se tourner vers la nourriture en cas de « déprime », elle a trouvé dans la course un moyen de se sentir mieux. Cependant, l’arrêt du Mounjaro a entraîné une reprise de poids, une situation qui, selon elle, l’a « un peu perturbée ».
Le Dr Al-Zubaidi souligne l’importance d’un soutien adéquat dans ces situations. L’agence britannique de santé publique, Nice, recommande que les patients bénéficient d’au moins un an de conseils personnalisés et de plans d’action après l’arrêt du traitement, afin de les aider à intégrer des changements durables dans leur mode de vie et à maintenir leur poids, mais surtout, à préserver leur santé.
Malheureusement, ce type d’accompagnement n’est pas toujours accessible à ceux qui assument seuls le coût de leur traitement, comme Tanya et Ellen. Tanya, elle, constate que son poids est resté stable ces derniers mois, mais elle doute de l’efficacité du médicament à long terme. Elle ne compte pas pour autant abandonner.
Elle a enfin atteint un poids qui lui convient et la peur de reprendre du poids la pousse à reprendre le traitement à chaque tentative d’arrêt.
« Pendant les 38 premières années de ma vie, j’étais en surpoids. Aujourd’hui, je pèse 38 kg de moins. »
Tanya
Elle avoue ressentir une forme de dépendance, le médicament lui procurant un sentiment de contrôle.
« Par conséquent, il y a une partie de moi qui a l’impression qu’il y a une dépendance à continuer parce que cela me fait ressentir ce que je ressens, cela me donne le sentiment d’avoir le contrôle. »
Tanya
Elle s’interrompt, se demandant si ce n’est pas plutôt le médicament qui la contrôle.
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