Home MondeL’envoyé américain Witkoff qualifie de “productives” les négociations sur l’Ukraine à Miami

L’envoyé américain Witkoff qualifie de “productives” les négociations sur l’Ukraine à Miami

by Clara Dubois

Des négociations discrètes organisées en Floride ces trois derniers jours ont permis de dégager des pistes encourageantes pour un règlement du conflit en Ukraine, malgré des divergences persistantes sur le statut des territoires occupés. L’administration américaine, en coordination avec des représentants européens et ukrainiens, presse Kiev et Moscou de trouver un accord, mais la voie vers la paix reste semée d’embûches.

L’envoyé spécial américain Steve Witkoff a qualifié les discussions de dimanche de « productives et constructives », soulignant l’émergence d’une « approche stratégique partagée » entre l’Ukraine, les États-Unis et l’Europe. Les échanges se sont concentrés sur quatre points clés : le développement d’un plan de paix en 20 points, la mise en place d’un cadre multilatéral de garanties de sécurité pour Kiev, un accord bilatéral de sécurité entre les États-Unis et l’Ukraine, et la reconstruction économique du pays ravagé par la guerre.

Les négociateurs ont notamment étudié les « échéanciers » et le « séquençage des prochaines étapes » pour la mise en œuvre de ces mesures, a précisé M. Witkoff. Des responsables américains, ukrainiens et européens ont fait état de progrès sur les garanties de sécurité pour l’Ukraine, mais l’acceptation de ces conditions par Moscou reste incertaine.

« La paix doit être non seulement la cessation des hostilités, mais aussi le fondement d’un avenir stable et digne », a insisté M. Witkoff. Cependant, les services de renseignement américains estiment que le président russe Vladimir Poutine n’a pas renoncé à ses ambitions territoriales en Ukraine. Selon des sources proches des services de renseignement, Moscou « n’a pas actuellement la capacité de conquérir et d’occuper toute l’Ukraine, sans parler de l’Europe ».

Jared Kushner, conseiller de Donald Trump, a rencontré samedi le conseiller de Vladimir Poutine, Kirill Dmitriev, avant de s’entretenir dimanche avec des responsables ukrainiens et européens, dont Rustem Umerov, un haut responsable ukrainien. Ces rencontres s’inscrivent dans une série de pourparlers visant à débloquer la situation, alors que le conflit approche de sa quatrième année.

Le sénateur Lindsey Graham, proche de Donald Trump, a averti que si Poutine refuse l’accord actuel, l’administration américaine pourrait adopter des mesures coercitives, similaires à celles prises contre le Venezuela, en saisissant les navires transportant du pétrole russe sanctionné. Il a également suggéré de qualifier la Russie d’« État soutenant le terrorisme » en raison de l’enlèvement présumé de 20 000 enfants ukrainiens.

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