Publié le 22 décembre 2025 à 20h45. Une poupée à l’effigie de l’influenceur péruvien Moca, devenue virale sur TikTok, a déclenché une polémique après que ce dernier ait jugé son prix de vente trop bas, révélant les tensions entre popularité numérique et valeur économique.
- Des poupées inspirées de personnalités populaires sur TikTok, dont Moca, sont commercialisées sur les marchés locaux.
- Moca a exprimé publiquement son mécontentement face au prix de 15 soles (environ 3,50 €) auquel sa poupée est vendue.
- L’affaire met en lumière la complexité de la relation entre viralité, commerce et perception de la valeur dans l’ère numérique.
La tradition des poupées du Nouvel An a pris un tournant inattendu au Pérou, avec l’émergence de figurines inspirées de personnalités issues de TikTok. Ces poupées, souvent accompagnées de phrases devenues virales, se retrouvent désormais sur les marchés populaires, témoignant de l’influence grandissante des réseaux sociaux sur la culture et le commerce local.
L’affaire la plus médiatisée concerne Moca, un influenceur péruvien dont la poupée a été proposée à la vente pour la somme de 15 soles. L’influenceur a réagi avec véhémence, estimant que ce prix était bien trop bas compte tenu de sa notoriété et de l’attention qu’il suscite en ligne.
« Tellement bon marché », a-t-il déclaré, exprimant son étonnement face à cette évaluation.
Moca, influenceur péruvien
Sa réaction a rapidement fait le tour des réseaux sociaux, suscitant un débat animé. Les internautes ont comparé sa situation à celle d’autres personnalités dont les effigies sont également commercialisées, notamment des figures politiques et médiatiques. La discussion a mis en évidence la concurrence pour la notoriété et la manière dont la viralité peut être monétisée.
Le phénomène ne se limite pas à Moca. D’autres poupées inspirées de personnalités TikTok, comme le caméraman et Haibin, sont également apparues sur les marchés. Elles arborent toutes des phrases devenues célèbres grâce aux vidéos de ces influenceurs, transformant des expressions souvent ironiques ou satiriques en objets de consommation.
Des vidéos montrant ces poupées ont rapidement circulé sur TikTok, atteignant près d’un demi-million de vues. L’engouement estival est alimenté à la fois par les fans et par les détracteurs, qui consomment le contenu avec une pointe d’ironie.
Cette affaire reflète une intersection particulière entre tradition, économie informelle et culture numérique. Les poupées du Nouvel An, traditionnellement utilisées pour symboliser le rejet des aspects négatifs de l’année écoulée, intègrent désormais des visages et des phrases nées sur les réseaux sociaux. Les entrepreneurs ont saisi l’opportunité de capitaliser sur la popularité de ces personnages, sans anticiper que le modèle lui-même remettrait en question la valeur attribuée à son image.
Moca, de son vrai nom Jusseira Mayumi Quispé, s’est fait connaître sur TikTok grâce à des vidéos relatant son quotidien, des défis viraux et des épisodes controversés qui ont suscité de nombreux débats en ligne. Son contenu, mêlant humour, controverse et exposition personnelle, la maintient constamment au centre de l’attention dans le paysage du divertissement numérique. Elle est également active sur les plateformes de streaming, où elle interagit directement avec son public.
Récemment, Moca a été impliquée dans des événements sans rapport direct avec le divertissement. En décembre 2025, elle a été interpellée par la police lors d’une diffusion en direct, suite à une plainte de son ex-compagne pour vol de téléphone portable et utilisation abusive de fonds (5 000 soles, soit environ 1 170 €). Quelques jours auparavant, elle avait annoncé la fin de sa relation amoureuse, après la diffusion de vidéos controversées. Sa silhouette, qu’elle soit en chair et en os ou en poupée, continue d’attirer l’attention, les critiques et une viralité constante.
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