Dix-huit personnes sont décédées dans 15 collisions sur les routes du Québec durant les deux semaines des vacances de la construction en 2026, selon un bilan publié le 3 août par la SAAQ, la Sûreté du Québec et l’ADPQ. Ce chiffre marque une baisse significative par rapport aux 38 décès enregistrés durant la même période en 2025.
Le bilan est tombé ce lundi. Si la mortalité est en recul par rapport à l’année dernière, les autorités refusent de parler de bonne nouvelle. Pour la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), la Sûreté du Québec (SQ) et l’Association des directeurs de police du Québec (ADPQ), chaque perte de vie reste une tragédie humaine. L’analyse préliminaire montre que au moins un facteur humain est en cause dans l’ensemble des 15 collisions mortelles recensées.
Motocyclistes et facteurs de risque : les causes des collisions
Le profil des victimes et les causes des accidents se dessinent. Les autorités notent qu’un nombre important de motocyclistes figure parmi les victimes, avec six personnes impliquées dans les 15 collisions. Les facteurs contribuant majoritairement à ces drames sont la distraction, la capacité de conduire affaiblie et la vitesse, qu’elle soit excessive ou inadaptée.

Il explique ce phénomène par le contexte estival : le beau temps et la légèreté d’esprit poussent certains conducteurs à prendre des risques et à rouler plus vite.
Comparaison avec le bilan catastrophique de 2025
Le contraste avec l’année précédente est frappant. En 2025, le Québec avait connu son pire bilan des dix dernières années avec 38 morts durant les vacances de la construction. Poulin.
| Période | Nombre de décès | Contexte |
|---|---|---|
| Vacances de la construction 2026 | 18 | Bilan en baisse |
| Vacances de la construction 2025 | 38 | Pire bilan en 10 ans |
Malgré cette amélioration numérique, le début des vacances de 2026 avait pourtant laissé craindre un scénario meurtrier. Zone911 rapporte que huit personnes étaient déjà décédées dès la première fin de semaine, avant que le rythme des décès ne ralentisse.
L’impact humain : le témoignage de Suzanne Paiement
Derrière les statistiques se cachent des trajectoires brisées. Le Journal de Montréal relate le drame de Suzanne Paiement, qui a perdu son fils Marc Deslauriers, sa belle-fille de 36 ans et son petit-fils Mavrick le 17 juillet dernier à Lantier, dans les Laurentides. Cette région arrive d’ailleurs en tête du bilan avec quatre morts.

Mme Paiement décrit l’accident comme le résultat de l’impatience d’une automobiliste ayant tenté de dépasser un véhicule en roulant en sens inverse. Il faut prendre le temps de se rendre à destination pour être en vacances, sinon on n’en a pas
, demande-t-elle, alors qu’elle confie aujourd’hui conduire avec la peur que la tragédie se répète.
Campagnes de sensibilisation et responsabilités collectives
Pour contrer ces comportements, la SAAQ a déployé depuis mai une campagne intitulée Un mort par jour
. Un nouveau volet, relayé sur les réseaux sociaux, met en lumière le travail des policiers chargés d’annoncer les décès aux familles. Parallèlement, des capsules vidéo diffusées en juillet visaient à provoquer une prise de conscience via des témoignages de policiers.

Cet été encore, trop de familles ont reçu une mauvaise nouvelle qu’elles n’auraient jamais dû recevoir. Je tiens à remercier tous ceux qui ralentissent, qui restent attentifs à la route en tout temps et qui prennent le volant sobres et reposés. Merci à ceux qui choisissent la prudence et qui rendent nos routes plus sécuritaires.
Serge Lamontagne, président-directeur général de la SAAQ
L’Association des directeurs de police du Québec (ADPQ), par la voix de Louise Bonneau, souligne que les interventions policières et les campagnes de sensibilisation portent leurs fruits, comme en témoignent les efforts de la majorité des conducteurs pour adopter des comportements sécuritaires.
Une vigilance requise jusqu’à la fête du Travail
La fin officielle des vacances de la construction ne signifie pas la fin du danger. Les autorités appellent donc les usagers à maintenir leur vigilance, à porter la ceinture de sécurité et à respecter le Code de la sécurité routière.
Derrière chaque vie perdue sur nos routes, il y a des parents, des proches, des amis et des collègues qui doivent composer avec une réalité bouleversée à jamais. Ces drames nous rappellent que la sécurité routière est une responsabilité collective.
Jonathan Ménard, directeur de la Direction conseil et soutien à la gendarmerie de la SQ
Il est donc essentiel que chacun adopte des comportements prudents afin d'éviter que d'autres familles ne soient touchées par de telles tragédies lors de cette période critique.
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