Les ménages suisses devront faire face à des dépenses plus élevées pour l’assurance maladie et l’automobile en 2026, mais pourront compter sur une baisse des prix de l’électricité et des taux d’intérêt plus bas pour les prêts immobiliers et à la consommation.
L’assurance maladie obligatoire (LAMal) continuera de peser sur les budgets, avec une augmentation moyenne des primes de 4,4 % prévue pour 2026. Certaines régions seront plus touchées que d’autres : le Tessin enregistrera la plus forte hausse, avec une augmentation de 6,9 %, soit 582 francs suisses (environ 630 euros) par mois. Le Valais (5,8 %, soit 439 francs), Appenzell-Rhodes-Intérieures (5,5 %, soit 322 francs), Uri (5,3 %, soit 363 francs), Zurich (5,1 %, soit 451 francs) et les Grisons (5 %, soit 400 francs) verront également leurs primes augmenter significativement.
L’assurance automobile ne fera pas exception à cette tendance à la hausse. Les assureurs justifient ces augmentations par la flambée des coûts de réparation, le prix des pièces détachées et l’augmentation des dommages liés aux intempéries. Generali, Zurich Suisse, Allianz, PostFinance, TCS et la Bâloise ont tous évoqué la nécessité d’ajuster leurs primes. Zurich et TCS prévoient des hausses sans pour l’instant préciser leur ampleur, tandis que Simpego annonce des ajustements individuels lors du renouvellement des contrats.
Cependant, un certain allègement est en vue sur d’autres fronts. Après une forte augmentation suite à l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022, les prix de l’électricité devraient baisser de 4 % en moyenne en 2026. Un ménage type pourrait ainsi économiser environ 58 francs par an, grâce à un prix de 27,7 centimes par kilowattheure.
La Banque nationale suisse (BNS) a abaissé son taux directeur à zéro pour cent en 2025, et devrait maintenir ce niveau en 2026. Cette politique monétaire favorable se traduira par des conditions plus avantageuses pour les emprunteurs. Les propriétaires qui renouvellent leur prêt hypothécaire ou les futurs acquéreurs pourront bénéficier de taux d’intérêt plus bas. Il en va de même pour les crédits à la consommation. « Si vous êtes admissible à un prêt, c’est peut-être le bon moment pour en faire la demande », souligne l’analyse. Les locataires pourraient également profiter de cette situation, car une augmentation générale des loyers n’est pas anticipée, compte tenu de la stabilité des taux d’intérêt et de l’inflation.
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