Publié le 23 décembre 2025 à 13h02. Entre travail professionnel et responsabilités parentales, la frontière s’estompe, surtout pendant les fêtes. Dolly Jones explore dans son livre les stratégies pour jongler avec ces exigences et retrouver un équilibre, loin des injonctions à la perfection.
- L’auteure remet en question la distinction artificielle entre vie professionnelle et vie familiale, considérant la parentalité comme un travail à part entière.
- Son livre, fruit d’entretiens avec plus de 200 parents, révèle des stratégies variées pour gérer les fêtes de fin d’année tout en conciliant carrière et famille.
- Elle propose sept conseils pour aborder les fêtes avec plus de sérénité, en privilégiant l’auto-compassion et en acceptant de ne pas tout contrôler.
Recevoir une liste de questions préparatoires pour un podcast sur l’équilibre vie professionnelle-vie personnelle a immédiatement déconcerté Dolly Jones. La première question, portant sur le pourcentage de temps consacré au travail par rapport à la parentalité, l’a interpellée : tout lui semblait être du travail. Elle ne se considère pas comme une martyre, appréciant son travail, à la maison comme à l’extérieur, mais elle souligne l’absence de reconnaissance du travail que représente la parentalité. Elle déplore l’expression « mère qui travaille », la jugeant réductrice et ne reflétant pas la complexité de l’expérience parentale.
L’auteure insiste sur l’énergie considérable nécessaire pour éduquer les enfants, notamment pour les aider à se détendre sans recourir aux écrans. Elle estime que cette parentalité éclairée est aussi importante que n’importe quelle tâche accomplie sur un lieu de travail, et peut même s’avérer tout aussi exigeante. Cette réalité est particulièrement palpable pendant les fêtes de fin d’année.
Après avoir interrogé plus de 200 parents pour son livre, Abandonner l’échelle : comment combiner carrière et maternité, selon les femmes qui l’ont fait, Dolly Jones a identifié différentes stratégies pour gérer les vacances en tant que parent actif. Certaines femmes sont extrêmement organisées, anticipant leurs achats de cadeaux des mois à l’avance pour éviter le stress de dernière minute. D’autres, à l’inverse, préfèrent éviter les préparatifs et les dépenses, tandis que d’autres encore se laissent porter par le courant, espérant que tout se passera bien.
L’auteure se décrit comme un mélange de ces différentes approches. Elle a emballé tous ses cadeaux avant le 1er décembre, mais a délaissé certaines « traditions » modernes, comme le lutin farceur, et avoue parfois se laisser submerger par le désir de tout rendre « parfait », même si personne n’attend de tels détails. Elle reconnaît cependant que, rétrospectivement, elle admire sa capacité à organiser une multitude d’activités et de rendez-vous pour ses enfants.
Dolly Jones propose sept conseils pour aborder les fêtes avec plus de sérénité. Elle encourage d’abord à célébrer chaque petite victoire, même les plus banales, et à s’auto-féliciter pour les efforts accomplis. Elle suggère ensuite de remplacer la honte par la fierté, en acceptant que l’on ne peut pas tout faire et en se concentrant sur ce qui compte vraiment. Elle insiste également sur l’importance d’accepter l’aide des autres et de déléguer certaines tâches. Elle conseille également d’écrire une lettre de démission imaginaire pour évacuer le stress, sans pour autant l’envoyer. Enfin, elle encourage à être réaliste quant à ses envies et à se donner le droit de faire moins, et à recadrer sa réflexion en se rappelant les raisons pour lesquelles on fait ce que l’on fait.
La journaliste Kate Reardon, citée par l’auteure, préfère considérer qu’elle « peut » aller travailler, plutôt que qu’elle « doit » y aller, une approche qui lui permet de mieux appréhender ses obligations. L’entrepreneur Leila Zegna souligne quant à elle l’importance de se donner la priorité, car cela bénéficie également aux enfants.
Abandonner l’échelle : comment combiner carrière et maternité, selon les femmes qui l’ont fait de Dolly Jones est disponible aux éditions 4th Estate.