Home SantéL’habitude de se curer le nez augmenterait le risque de maladie d’Alzheimer, ce sont les découvertes de chercheurs

L’habitude de se curer le nez augmenterait le risque de maladie d’Alzheimer, ce sont les découvertes de chercheurs

by Sophie Martin

Publié le 27 décembre 2025 à 01h00. Une nouvelle étude suggère un lien, bien que faible, entre l’habitude de se curer le nez et un risque accru de démence, notamment la maladie d’Alzheimer, en raison de la possible introduction de bactéries dans le cerveau.

Des chercheurs de l’Université Griffith en Australie ont découvert que la bactérie Chlamydia pneumoniae, responsable de certaines pneumonies, pourrait pénétrer dans le cerveau via le nerf olfactif après un traumatisme causé par le grattage du nez. Cette bactérie a été retrouvée dans le cerveau de patients atteints de démence à apparition tardive.

L’étude, publiée dans la revue Scientific Reports en 2022, a été menée sur des souris. Les résultats montrent que lorsque l’épithélium nasal, la fine muqueuse tapissant l’intérieur du nez, est endommagé, l’infection par C. pneumoniae peut s’aggraver et se propager au cerveau. Cela entraîne une production accrue de protéines bêta-amyloïdes, des agrégats protéiques fréquemment observés chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

« Nous avons été les premiers à démontrer que Chlamydia pneumoniae peut pénétrer directement dans le cerveau par le nez et déclencher une pathologie qui ressemble à la maladie d’Alzheimer », a déclaré le neurologue James St John de l’Université Griffith, cité par Live Science le 25 décembre 2025. Il a ajouté qu’il existe un risque préoccupant que ce phénomène se produise également chez l’homme.

Bien que le lien entre se curer le nez et la démence reste faible et nécessite des recherches plus approfondies, les scientifiques soulignent l’importance de cette découverte pour mieux comprendre les mécanismes complexes de la maladie d’Alzheimer, dont les causes demeurent largement méconnues. Les expériences menées jusqu’à présent ont été réalisées sur des souris et il est donc essentiel de confirmer ces résultats auprès de populations humaines.

Cette étude fait écho à d’autres cas rapportés, comme celui d’un homme chinois ayant subi une opération chirurgicale après que des grattages répétés du nez aient endommagé ses artères. Plus d’informations sur ce cas.

D’autres questions relatives à l’impact de cette habitude sur la santé, comme son influence sur le jeûne, ont également été soulevées. Découvrez les explications.

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