Home SantéLes cas diminuent dans le monde, mais le VIH augmente en Turquie

Les cas diminuent dans le monde, mais le VIH augmente en Turquie

by Sophie Martin

Publié le 27 décembre 2025 16:14:00. Alors que les nouvelles infections au VIH sont en baisse au niveau mondial, la Turquie enregistre une augmentation inquiétante des cas, soulignant la nécessité d’une sensibilisation accrue et d’un accès facilité au dépistage.

  • Le nombre de personnes diagnostiquées avec le VIH en Turquie avoisine les 60 000, mais les experts estiment que ce chiffre pourrait être le double si l’on inclut les personnes non diagnostiquées.
  • Le contact sexuel non protégé reste le principal mode de transmission du virus.
  • La municipalité de Nilüfer, à Bursa, joue un rôle clé dans la prévention et le dépistage grâce à son centre de conseil et de dépistage volontaire proposant des tests anonymes.

Un séminaire organisé par la municipalité de Nilüfer a mis en lumière la situation préoccupante du VIH/SIDA en Turquie, en contraste avec la tendance mondiale à la baisse des nouvelles infections. L’événement, qui s’est tenu au musée de la santé de Ceyhun İrgil, a réuni des experts et des citoyens désireux de s’informer sur le sujet.

Le Professeur Emin Halis Akalın, chef du département des maladies infectieuses et de microbiologie clinique de la faculté de médecine de l’Université d’Uludağ, a souligné le paradoxe actuel :

« Alors que le nombre de nouvelles infections diminue dans une partie importante du monde, malheureusement, les chiffres en Turquie montrent une courbe ascendante. Selon les registres officiels, environ 60 000 personnes ont été diagnostiquées, mais ce nombre doit être doublé, y compris celles qui ne connaissent pas leur statut séropositif. »

Professeur Emin Halis Akalın, chef du département des maladies infectieuses et de microbiologie clinique, Université d’Uludağ

Il a précisé que, grâce aux traitements modernes, l’espérance de vie des personnes vivant avec le VIH est désormais comparable à celle des personnes séronégatives.

Le Professeur Akalın a remercié la municipalité de Nilüfer pour son engagement en faveur de la sensibilisation et a mis en avant l’importance du centre de conseil et de dépistage volontaire, qui permet de lutter contre la stigmatisation et la discrimination en proposant des tests anonymes.

L’Associé Dr. Uğur Önal a abordé les modes de transmission du virus et les idées reçues qui persistent dans la société. Il a insisté sur le fait que le contact sexuel non protégé est la principale voie de contamination, tout en rassurant sur l’impossibilité de transmission par des contacts sociaux courants tels que les poignées de main, les baisers ou le partage d’ustensiles.

« Le mode de transmission le plus courant est le contact sexuel non protégé. Cependant, le VIH ne peut pas être transmis en se serrant la main, en s’embrassant, en respirant le même air ou en utilisant des couverts communs. Si une personne prend régulièrement ses médicaments et que le virus est réduit à un niveau qui ne peut pas être détecté dans le sang, il n’est plus considéré comme contagieux. »

Associé Dr. Uğur Önal

Les experts ont unanimement souligné l’importance d’un diagnostic précoce pour prévenir l’affaiblissement du système immunitaire et limiter la propagation du virus. Le séminaire s’est conclu par une session de questions-réponses avec le public.

You may also like

Leave a Comment