Publié le 28 décembre 2025. Vladimir Poutine a haussé le ton face à l’Ukraine, menaçant d’abandonner toute tentative de résolution pacifique du conflit et de recourir à la force, tandis que Moscou revendique des gains territoriaux contestés par Kiev.
- Le président russe Vladimir Poutine a averti qu’il utiliserait des moyens militaires si l’Ukraine ne cherche pas une solution pacifique.
- L’armée russe affirme avoir pris le contrôle de Mirnograd et de Goliopol, des affirmations démenties par Kiev.
- Une réunion cruciale est prévue dimanche entre le président ukrainien Volodymyr Zelensky et l’ancien président américain Donald Trump, axée sur un plan de paix.
La situation en Ukraine s’est considérablement tendue ce samedi, avec des menaces directes de la part du Kremlin et des combats persistants sur le terrain. Vladimir Poutine a déclaré, cité par l’agence de presse Interfax, que la Russie serait contrainte d’utiliser la force si Kiev ne s’engageait pas dans des négociations sérieuses.
« Si Kiev n’est pas disposée à résoudre le problème de manière pacifique, la Russie résoudra tous les problèmes par des moyens militaires. »
Vladimir Poutine, président russe
Il a également accusé l’Ukraine de ne pas être pressée de mettre fin au conflit.
Ces déclarations interviennent après une attaque nocturne massive de drones et de missiles russes sur l’Ukraine, qualifiée de démonstration de volonté de poursuivre la guerre par le président Zelensky. Selon lui, l’attaque a impliqué environ 500 drones et 40 missiles, causant des perturbations dans l’approvisionnement en électricité et en chauffage dans certaines parties de la capitale.
Le Kremlin a indiqué que Poutine avait été informé des avancées de ses troupes, notamment la prise de contrôle des villes de Mirnograd (nom russe de la ville ukrainienne de Mirnograd), située dans la région de Donetsk, et de Goliopol, dans l’oblast de Zaporozhye. Ces affirmations sont contestées par Kiev, qui affirme que ses forces ont repoussé les tentatives d’avancée russe près de ces localités.

Parallèlement, l’attention se tourne vers la rencontre imminente entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump, prévue dimanche en Floride. Zelensky a souligné l’importance de cette réunion pour parvenir à un accord de paix, insistant sur la nécessité de définir les territoires que chaque partie contrôlera une fois le conflit terminé. Ce conflit, qui a débuté en février 2022, est le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.
Selon Zelensky, un projet de plan de paix en 20 points, élaboré sous l’égide des États-Unis, est achevé à 90 %. Les questions territoriales et le statut de la centrale nucléaire de Zaporozhye, occupée par la Russie, demeurent des points de friction majeurs. Il a également précisé que les documents négociés bilatéralement n’étaient pas entièrement connus de tous les partenaires européens.
Le chancelier allemand Friedrich Mertz a confirmé le “plein soutien” des dirigeants européens et du Canada à Zelensky, soulignant la coordination étroite avec les États-Unis pour parvenir à une “paix juste et durable en Ukraine”. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré sur la plateforme X que la paix devait être « juste, durable et préserver la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine ». Le Premier ministre canadien Mark Carney a quant à lui estimé qu’une paix juste et durable nécessitait la “volonté de coopération de la Russie”.
Zelensky a révélé à Axios que les États-Unis avaient proposé un accord de sécurité renouvelable de 15 ans, mais Kiev réclame un accord à long terme avec des garanties juridiquement contraignantes pour prévenir toute nouvelle agression russe. Trump a exprimé son optimisme quant à l’issue de la réunion de dimanche et a annoncé son intention de parler “bientôt” à Poutine.
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