Publié le 2025-12-28 15:09:00. Les données de fertilité aux États-Unis continuent d’évoluer, avec une baisse du taux de fécondité global et une augmentation de la cryoconservation des ovocytes, tandis que les avancées technologiques comme l’automatisation de l’ICSI ouvrent de nouvelles perspectives.
- Le taux de fécondité aux États-Unis a atteint un niveau record de moins de 1,6 naissance par femme en 2024.
- La cryoconservation élective des ovocytes a quasiment quadruplé entre 2014 et 2021, mais peu de femmes retournent utiliser leurs ovocytes congelés.
- La première naissance vivante issue d’un système d’injection intracytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI) entièrement automatisé a été annoncée.
Les dernières données démographiques américaines révèlent une tendance à la baisse de la fécondité, avec un indice synthétique de fécondité tombé à un niveau historiquement bas en 2024. Selon les Centers for Disease Control and Prevention, cet indice s’établit désormais à moins de 1,6 naissance par femme. Parallèlement, l’indice général de fécondité a légèrement diminué, passant de 54,5 à 53,8 naissances pour 1 000 femmes âgées de 15 à 44 ans. Les taux de natalité sont en baisse chez les adolescentes et les femmes de 20 à 34 ans, tandis qu’ils restent stables pour les femmes de 35 à 39 ans et augmentent légèrement pour celles de 40 à 44 ans.
En matière de techniques de procréation assistée, une analyse des données de la Society for Assisted Reproductive Technology Clinic montre une forte augmentation de la cryoconservation élective des ovocytes. Le nombre de cycles a été multiplié par près de quatre entre 2014 et 2021, passant de 4 153 à 16 436. Cependant, l’utilisation effective des ovocytes congelés reste faible. Sur les femmes ayant congelé leurs ovocytes entre 2014 et 2016, seulement 5,7 % sont revenues les utiliser dans un délai de 5 à 7 ans, avec des taux de retour plus élevés chez les femmes âgées de 38 à 40 ans (7,9 %) et de 41 à 42 ans (8,0 %). Parmi celles qui ont réchauffé leurs ovocytes, 78,5 % ont obtenu au moins un embryon utilisable, et le taux cumulé de naissances vivantes s’élève à 28,9 %, diminuant avec l’âge au moment de la cryoconservation. Le taux global de naissances vivantes, en incluant toutes les femmes ayant eu recours à la cryoconservation, est de 1,6 %, ce qui suggère une utilisation à court terme et des résultats comparables à ceux de la fécondation in vitro (FIV) en fonction de l’âge.
Une étude portant sur l’impact du poids sur la fertilité a révélé que la perte de poids avant une FIV pourrait améliorer les chances de grossesse. Une revue systématique et une méta-analyse de 12 essais cliniques randomisés impliquant 1 921 femmes obèses ont montré une association modérée entre les interventions de perte de poids et des taux de grossesse globaux plus élevés (RR : 1,21), ainsi qu’une augmentation des grossesses obtenues sans assistance médicale (RR : 1,47). L’effet sur les taux de grossesse grâce à la seule FIV reste incertain. L’étude n’a pas mis en évidence d’association significative entre la perte de poids et les fausses couches (RR, 1,05), et l’impact sur les taux de naissances vivantes n’est pas clairement établi en raison d’un faible niveau de confiance des données (RR, 1,15). Plus d’informations sur cette étude sont disponibles ici.
Par ailleurs, une étude menée sur un large échantillon de femmes australiennes a mis en évidence les conséquences du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) sur la fertilité. L’étude, basée sur les données de l’Australian Longitudinal Study of Women’s Health, a révélé que 9,9 % des participantes ont reçu un diagnostic de SOPK. Ces femmes présentent des taux d’infertilité plus élevés (51 % contre 21 %), un recours plus fréquent à l’induction de l’ovulation (4,9 % contre 2,2 %) et une proportion légèrement plus élevée de femmes n’ayant jamais eu d’enfant (23 % contre 19 %). Elles ont également un âge moyen plus tardif au premier accouchement (29,5 contre 28,8 ans) et des intervalles plus longs entre les conceptions. Ces résultats confirment l’importance d’un diagnostic précoce et d’une planification reproductive adaptée pour les femmes atteintes de SOPK. Consultez l’article complet pour plus de détails.
Enfin, une avancée technologique majeure a été annoncée avec la première naissance vivante issue d’un système d’injection intracytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI) entièrement automatisé. Publiée dans Biomédecine reproductive en ligne le 10 avril 2025, cette innovation vise à automatiser les 23 étapes de l’ICSI grâce à l’intelligence artificielle ou au contrôle à distance par un opérateur. Le système a réussi à féconder 4 ovocytes sur 5 chez une patiente de 40 ans utilisant des ovocytes de donneuse, conduisant à la naissance d’un nourrisson de sexe masculin en bonne santé. La procédure a nécessité en moyenne 9 minutes et 56 secondes par ovocyte, avec une intervention numérique de 49,6 %. Comparé à l’ICSI manuel, ce système automatisé pourrait améliorer la précision, la survie des ovocytes et le moment de l’injection, ouvrant la voie à une automatisation accrue des technologies de procréation assistée. Lisez l’article original pour en savoir plus.
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