Home DivertissementOff-the-shoulder tops and a signature hair-do: Brigitte Bardot’s style legacy | Brigitte Bardot

Off-the-shoulder tops and a signature hair-do: Brigitte Bardot’s style legacy | Brigitte Bardot

by Antoine Girard

Brigitte Bardot, icône de la mode et du cinéma, a incarné une féminité libérée et sensuelle qui continue d’inspirer aujourd’hui. De son influence sur le décolleté Bardot à la popularisation des ballerines, son style a marqué à jamais l’histoire du chic à la française.

« Et Dieu créa la femme », le titre du film de 1956 qui l’a propulsée sur la scène internationale, résume à lui seul la fascination qu’elle exerçait. Bardot possédait un charme éblouissant, mais d’une simplicité désarmante, comme un don du ciel.

Son style s’est épanoui dans le contexte particulier de l’après-guerre, où l’héritage culturel français se mêlait à l’esprit bohème des années 1950 et 1960. Elle incarnait cette époque, à la fois nostalgique et pleine d’audace.

Bardot affectionnait particulièrement le vichy – elle a notamment porté une robe de mariée rose à carreaux pour son second mariage, en 1959 – évoquant une féminité douce et traditionnelle, dans la lignée du « New Look » lancé par Christian Dior à la fin des années 1940. Mais cette image de douceur contrastait avec une certaine sauvagerie. Son sourire édenté, associé à la fumée de ses Gauloises, en témoignait. Ses décolletés plongeants, qui ont fini par porter son nom, lui donnaient l’allure d’une femme drapée dans une serviette ou un drap, plutôt que véritablement habillée.

Si Brigitte Bardot était naturellement brune, comme le montrent ses premières couvertures pour le magazine Elle dans les années 1950, elle restera à jamais dans l’imaginaire collectif comme la blonde ultime. Sa coiffure signature, la « choucroute », qu’elle affirmait pouvoir réaliser plus rapidement et avec plus de maîtrise que n’importe quel coiffeur hollywoodien, était une version décontractée du chignon ou de la banane anglaise. Sophistiquée sans être rigide, elle attirait tous les regards avec une apparente facilité.

La beauté de Bardot était souvent comparée à celle d’un félin. Elle incarnait à la fois la grâce d’un grand chat et la sensualité d’une chatte, faisant du léopard un motif emblématique de son style. On se souvient notamment d’une scène du film Boulevard du Rhum (1971) où elle portait un bikini léopard assorti d’un pagne. Elle aimait également porter des manteaux en léopard autour de Paris dans les années 1960, un choix parfait pour mettre en valeur ses cheveux dorés et son maquillage noir et blanc.

Le décolleté Bardot, avec ses épaules dénudées, est sans doute son héritage le plus connu. Ce style, qui évoque aujourd’hui une certaine nostalgie, était considéré comme audacieux dans les années 1950. Bardot a contribué à mettre en lumière le style ensoleillé de Saint-Tropez. Lors du Festival de Cannes en 1953, avant de décolorer ses cheveux, elle portait déjà un haut à épaules dénudées. Ce premier modèle, d’un rouge profond, était si lâche qu’il semblait sur le point de tomber, associé à de simples créoles dorées qui effleuraient ses épaules nues.

La « choucroute » est devenue une autre signature de son style. Bardot a également joué un rôle clé dans la popularisation du bikini. Dans les années 1940, des créateurs comme Louis Réard avaient remarqué que les femmes sur les plages du sud de la France nouaient leurs chemises pour bronzer leur ventre. En 1946, il a créé un nouveau modèle – quatre triangles de tissu reliés par des cordes – qu’il a baptisé « bikini ». C’est Bardot, en portant un bikini dans le film Manina, la fille au bikini (1952), qui a fait de ce nouveau look une sensation internationale.

Avant de devenir mannequin et actrice, Bardot avait été formée en tant que danseuse classique, et cet héritage se ressentait dans son allure. La posture acquise au studio de danse lui conférait une présence scénique majestueuse. Les bandeaux qu’elle portait pour retenir ses cheveux, lorsqu’elle était fatiguée de les avoir sous sa frange épaisse, étaient un souvenir de ses années d’école de ballet.

Bardot a également popularisé les ballerines. Dans les années 1950, elle a demandé à Repetto, le fabricant de chaussures de ballet pour les plus grandes compagnies de Paris, de créer une version de la chaussure avec une semelle renforcée pour un usage quotidien. Le modèle Cendrillon est sorti en 1956 et est resté un best-seller depuis lors.

En se retirant du cinéma à l’âge de 39 ans, Bardot a figé son image dans le temps. Son héritage stylistique est une vision de la féminité instinctive, sensuelle et, surtout, résolument libre.

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