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Un test d’urine prédit des lésions rénales – tirol.ORF.at

by Sophie Martin

Publié le 30 décembre 2025 à 08h25. Une protéine urinaire, le Dickkopf-3 (DKK3), pourrait permettre de mieux anticiper la progression de l’insuffisance rénale chronique chez les personnes diabétiques, selon une étude menée à Innsbruck. Ce simple test pourrait révolutionner le suivi des patients à risque.

  • Une concentration élevée de DKK3 dans l’urine est associée à un risque accru de détérioration rénale et de complications cardiovasculaires.
  • L’étude a révélé une augmentation de 52 % du risque de détérioration rénale et de 44 % de la mortalité toutes causes confondues chez les patients présentant des niveaux élevés de DKK3.
  • Ce biomarqueur pourrait être utilisé en première intention pour identifier les patients nécessitant une prise en charge plus intensive.

L’insuffisance rénale chronique, une complication fréquente du diabète de type 2, touche plus de 700 millions de personnes dans le monde, selon un consensus international des sociétés spécialisées. Le diabète et l’hypertension artérielle sont les principales causes de cette maladie, qui peut aboutir à une insuffisance rénale nécessitant une dialyse ou une greffe.

Jusqu’à présent, les médecins s’appuient sur des indicateurs tels que le débit de filtration glomérulaire estimé et la présence de protéines dans l’urine pour évaluer le risque et la progression de la maladie rénale. Cependant, ces marqueurs se sont avérés insuffisants pour une prédiction précise. Des recherches se sont donc concentrées sur l’identification de nouveaux biomarqueurs capables de détecter plus tôt les dommages rénaux et d’anticiper leur évolution.

L’étude, menée par Felix Keller du département de médecine interne IV/néphrologie et hypertension de l’hôpital universitaire d’Innsbruck et ses collaborateurs internationaux, a porté sur l’analyse des niveaux de DKK3 chez 3 232 patients diabétiques. Le DKK3 est un facteur immunologique dont la production augmente en cas de lésions cellulaires au niveau des reins.

Les résultats ont démontré que des niveaux élevés de DKK3 dans l’urine (uDKK3) sont significativement corrélés à un risque accru de complications. Ce biomarqueur s’avère pertinent quelle que soit la fonction rénale initiale du patient, ce qui en fait un outil potentiellement précieux pour le dépistage et le suivi en soins primaires.

Les chercheurs estiment que l’identification des patients à haut risque grâce à ce test pourrait permettre une prise en charge plus précoce et plus intensive, voire une orientation vers des spécialistes, améliorant ainsi leur pronostic. L’étude sera publiée dans le numéro de janvier de la revue Diabetes.

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