Publié le 30 décembre 2025 à 21h23. Entre la fièvre créative de Bad Bunny et Rosalia, et les réflexions sur le temps et la patience inspirées par Scorsese, la culture de 2025 a été marquée par un retour aux sources, une quête de sens et une urgence à saisir l’instant présent.
- L’année a vu un regain d’intérêt pour les racines musicales, notamment avec l’album de Bad Bunny qui revisite les rythmes portoricains.
- Rosalia a suscité un débat autour de son approche artistique, explorant le langage et le mysticisme.
- La réflexion sur le temps et la nécessité de la patience, illustrée par l’anecdote de Martin Scorsese, a été un fil conducteur tout au long de l’année.
L’année 2025 a été riche en événements culturels marquants, témoignant d’une volonté de revisiter le passé pour mieux comprendre le présent. De la musique à la littérature en passant par le cinéma, les artistes ont exploré des thèmes universels tels que l’identité, la spiritualité et la mémoire.
Bad Bunny a ainsi créé la surprise en janvier avec son album JE DEVRAIS PRENDRE PLUS DE PHOTOS, un retour aux sources qui a séduit un public plus large. En revisitant les mélodies traditionnelles de Porto Rico, il a réussi à toucher une corde sensible chez ceux qui ne connaissaient pas forcément son univers musical. Ce n’est pas un mouvement isolé – Rozalén, La MODA, Nathy Peluso et Rodrigo Cuevas ont également puisé dans le passé pour trouver l’inspiration – mais Bad Bunny a su amplifier l’impact de cette tendance, culminant avec sa performance au Super Bowl, une première pour un artiste hispanophone.
Parallèlement, Rosalia a enflammé l’automne avec son dernier album, un phénomène qui a donné lieu à de nombreuses analyses. Des termes tels que « bricolage linguistique » et « Christiancore » ont été décortiqués, témoignant d’une approche artistique audacieuse et provocatrice. La persistance de ses chansons dans l’esprit des auditeurs, un phénomène expliqué par la neuroscience, illustre la puissance de la musique à s’ancrer dans notre mémoire.
Au-delà de la musique, le cinéma a également été au cœur de l’actualité culturelle. Le film Sirat a exploré les multiples dimensions de la culture rave, tandis que la sortie du troisième volet d’Avatar a rappelé l’impact de la technologie sur l’art, sans pour autant éclipser la nécessité d’une réflexion humaniste.
La question de la mémoire et de la concentration a également été soulevée, notamment face à la prolifération des séries télévisées et à la pratique du binge-watching. Comme le souligne un article, notre cerveau a tendance à oublier rapidement les intrigues et les personnages, soulignant l’importance de la présence et de la consommation consciente des contenus audiovisuels.
Le pouvoir des histoires, même face aux données et aux faits, reste indéniable. Le cinéma, en particulier, a su mettre en lumière les destins tragiques de ceux qui sont souvent invisibles, comme les habitants de la bande de Gaza, dont la vie et la mort sont racontées avec force et émotion.
Dans un contexte mondial tendu, la réflexion sur l’histoire et la justice se poursuit. La situation en Palestine, analysée à travers le prisme de la pensée d’Hannah Arendt, met en évidence la banalité du mal. Un regard sur le passé révèle que la paix est possible, comme le rappelle l’histoire de la Palestine, et que l’espoir d’un avenir meilleur, même ironique, demeure.
L’année 2025 a également été marquée par la présence médiatique de Donald Trump, dont l’obsession pour la Rome antique suscite de nombreuses interrogations. Ses références à l’histoire romaine, souvent mal interprétées, témoignent d’une volonté de s’inscrire dans une lignée de grands leaders, mais soulèvent également des questions sur l’appropriation de l’histoire par l’extrême droite. Il est cependant intéressant de noter que la Rome antique continue de fasciner et d’inspirer, que ce soit en matière de relations avec les animaux de compagnie, de protestation contre le tourisme ou de prévention des incendies.
Enfin, l’année 2025 a célébré le bicentenaire de Jane Austen, avec une couverture médiatique importante au Royaume-Uni. En Espagne, les centenaires d’Ana María Matute et Carmen Martin Gaite ont été l’occasion de rendre hommage à ces grandes figures de la littérature, tout en soulignant la nécessité de continuer à étudier et à valoriser l’œuvre des femmes écrivains. Le prix Nobel de littérature de Mario Vargas Llosa a également marqué l’année, laissant entrevoir la possibilité d’une nouvelle reconnaissance pour la littérature hispanophone.
Comme le soulignait Martin Scorsese, la patience est une vertu essentielle. En cultivant cette qualité, nous pourrons peut-être trouver un espace de réflexion et de sérénité dans un monde en constante accélération.
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