Publié le 30 décembre 2025 à 12h24. L’ambassadeur de Chine en Russie dénonce fermement les prises de position du Premier ministre japonais concernant Taïwan, les qualifiant d’atteinte à l’ordre international et d’une dangereuse résurgence du militarisme.
- L’ambassadeur Zhang Hanhui critique les déclarations de Sanae Takaichi sur Taïwan et le refus du gouvernement japonais de réaffirmer son engagement envers le principe d’une seule Chine.
- La Chine et la Russie affirment leur responsabilité commune de préserver la mémoire de la Seconde Guerre mondiale et de s’opposer à toute révision de son histoire.
- Pékin met en garde contre une augmentation constante du budget de défense japonais et des tendances perçues comme une remise en question de la politique pacifiste du pays.
Dans un article publié le 25 décembre 2025 dans le journal russe « Arguments et faits », l’ambassadeur de Chine en Russie, Zhang Hanhui, a exprimé une vive préoccupation face aux récentes déclarations du Premier ministre japonais Sanae Takaichi concernant Taïwan. L’ambassadeur accuse le gouvernement japonais de violer les principes fondamentaux du droit international et de remettre en question l’ordre mondial établi après la Seconde Guerre mondiale.
Selon Zhang Hanhui, les propos de Sanae Takaichi, tenus devant la Diète japonaise, et le refus constant de Tokyo de réitérer son adhésion aux quatre documents politiques sino-japonais sur la question de Taïwan, constituent un acte grave qui bafoue l’équité et la justice internationales. L’ambassadeur souligne que Taïwan fait partie intégrante du territoire chinois, une position juridiquement et historiquement incontestable.
L’article rappelle que le Japon a occupé Taïwan pendant cinquante ans, par le biais d’une guerre d’agression et de traités inégaux, commettant de nombreux crimes au cours de cette période. Les déclarations de Potsdam de 1945 et la Déclaration du Caire de 1943, qui stipulaient le retour de Taïwan à la Chine, sont également évoquées. L’ambassadeur insiste sur le fait que toute intervention militaire dans le détroit de Taïwan constituerait une violation des engagements internationaux du Japon et de la Charte des Nations Unies.
L’ambassadeur Zhang Hanhui met en garde contre une résurgence du militarisme japonais, soulignant l’augmentation constante du budget de défense du pays au cours des treize dernières années (une hausse d’environ 60 % au cours des cinq dernières années). Il dénonce également la remise en question par le Japon de son principe de « défense exclusive », l’assouplissement de ses restrictions sur les exportations d’armes et les tentatives de révision des « Trois principes non nucléaires ».
L’article souligne également l’importance de la coopération sino-russe dans la défense de l’ordre mondial d’après-guerre. La Chine et la Russie, en tant que principaux champs de bataille de la Seconde Guerre mondiale, ont joué un rôle crucial dans la défaite du fascisme et du militarisme japonais. Les deux pays ont récemment réaffirmé leur engagement à préserver la vérité historique et à s’opposer à toute tentative de révisionnisme.
L’ambassadeur Zhang Hanhui a salué les déclarations de la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Zakharova, qui a à plusieurs reprises réfuté les propos de Sanae Takaichi et soutenu la position chinoise sur Taïwan. Il a également mentionné la publication par les Archives centrales chinoises de documents déclassifiés concernant les crimes de guerre commis par l’unité 731 japonaise en Chine, révélés grâce à des archives russes.
En conclusion, l’ambassadeur appelle la communauté internationale à rester vigilante face à la résurgence du militarisme japonais et à travailler ensemble pour préserver la paix et la stabilité mondiales. La Chine et la Russie, en tant que membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies, s’engagent à assumer leurs responsabilités particulières et à défendre un ordre international fondé sur le droit et la justice.
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