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La société CPK a ouvert des offres pour la supervision de la construction de l’aéroport de Baranów. Le moins cher vaut 1,6 milliard de PLN – Puls Biznesu

Publié le 2024-02-29 10:32:00. Plusieurs consortiums, dont des géants américains, ont soumis des offres pour la supervision de la construction du futur aéroport de Baranów, en Pologne, avec des propositions allant jusqu'à 30% en dessous du budget initial…

La société CPK a ouvert des offres pour la supervision de la construction de l’aéroport de Baranów. Le moins cher vaut 1,6 milliard de PLN – Puls Biznesu

Publié le 2024-02-29 10:32:00. Plusieurs consortiums, dont des géants américains, ont soumis des offres pour la supervision de la construction du futur aéroport de Baranów, en Pologne, avec des propositions allant jusqu’à 30% en dessous du budget initial de 2,18 milliards de zlotys (environ 500 millions d’euros).

  • Le consortium mené par Hill International propose l’offre la plus basse, à 1,6 milliard de zlotys (environ 367 millions d’euros).
  • Les exigences de l’appel d’offres, initialement très strictes, ont été légèrement assouplies pour encourager la participation d’entreprises internationales.
  • Les offres varient considérablement, allant de 1,6 milliard à 3,48 milliards de zlotys (environ 367 à 797 millions d’euros).

La société CPK (Centralny Port Komunikacyjny), en charge du projet de nouvel aéroport de Baranów, a reçu plusieurs offres dans le cadre de l’appel d’offres pour les services d’ingénierie générale, c’est-à-dire la supervision de la construction. Le budget de base fixé par l’investisseur s’élève à 2,18 milliards de zlotys brut (environ 500 millions d’euros), avec un budget total de 2,93 milliards de zlotys (environ 670 millions d’euros) options comprises. Les offres reçues se situent toutes en dessous de ces estimations initiales.

L’offre la plus compétitive a été soumise par un consortium dirigé par Hill International, une société enregistrée à Varsovie mais adossée à des entités américaines et néerlandaises. Ce groupe, qui comprend également la société polonaise Egis de Cracovie, propose un montant de 1,6 milliard de zlotys (environ 367 millions d’euros). Dar AlHandasah Pologne, du groupe Sidara basé à Dubaï, suit de près avec une offre de 1,76 milliard de zlotys (environ 400 millions d’euros), en partenariat avec TYLin Spain de Barcelone, TY Lin International de San Francisco et PIG Architekci de Varsovie.

L’offre du consortium mené par CH2M HILL Polska, filiale du groupe américain Jacobs, se rapproche davantage du budget initial, avec un montant de 2,12 milliards de zlotys (environ 485 millions d’euros). Ce consortium est composé de sociétés basées aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Irlande. À l’inverse, l’offre du consortium dirigé par la société française Artelia, en collaboration avec les coréens de Dohwa Engineering, les japonais de Nippon Koei, Transprojekt Gdański et B-ACT de Bydgoszcz, s’élève à 3,24 milliards de zlotys (environ 740 millions d’euros), dépassant significativement le budget prévu.

L’offre la plus élevée, à 3,48 milliards de zlotys (environ 797 millions d’euros), a été déposée par un consortium mené par MGGP de Tarnów, incluant MGGP Aero et des sociétés du groupe Drees & Sommer enregistrées en Pologne et en Allemagne.

La composition de ces consortiums confirme les attentes des experts du secteur. Les exigences de l’appel d’offres ont encouragé les entreprises internationales à s’associer à des entités disposant d’une expérience locale. Les critères étaient formulés de manière à rendre difficile la réalisation du projet seul, que ce soit pour les entreprises polonaises ou étrangères. Par exemple, la maîtrise de la langue polonaise par le personnel clé était une condition sine qua non, une exigence difficile à satisfaire pour les entreprises étrangères seules.

Initialement très élevées, les exigences en matière de références ont été légèrement assouplies en cours de procédure par Port Polska. Les montants des contrats de référence requis pour l’équipe de base ont été revus à la baisse, ainsi que la période d’expérience exigée. Ainsi, la valeur du projet supervisé par le futur chef de l’équipe d’ingénieurs en chef a été réduite de 1 milliard d’euros à 750 millions d’euros, et le chef de la supervision des travaux de construction peut désormais justifier de 15 ans d’expérience au lieu de 20 dans la mise en œuvre de projets industriels ou d’infrastructures.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.