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Sydney a l’habitude d’accueillir des retours de Ashes – et de lancer des dynasties | Équipe d’Australie de cricket

by Camille Renault

Publié le 2026-01-01 17:30:00. L’équipe d’Angleterre de cricket, traditionnellement en difficulté sur le sol australien, affiche un bilan étonnamment favorable à Sydney, un terrain qui a souvent marqué des tournants dans l’histoire des Ashes. Retour sur quelques moments clés qui illustrent cette particularité.

  • Malgré une domination australienne globale depuis 1987, l’Angleterre a obtenu des résultats notables au SCG, avec un taux de réussite supérieur à sa moyenne nationale en Australie.
  • Des matchs historiques, comme celui de 1894 et de 2003, ont vu l’Angleterre renverser la situation à Sydney, parfois dans des circonstances spectaculaires.
  • La performance à Sydney pourrait servir de tremplin pour l’avenir, en particulier dans le contexte d’une série Ashes déjà perdue.

L’histoire du cricket entre l’Angleterre et l’Australie est jalonnée de confrontations mémorables, et le Sydney Cricket Ground (SCG) occupe une place particulière dans cette rivalité. Si les statistiques générales penchent largement en faveur des Australiens depuis janvier 1987 – sept victoires, huit nuls et trente-six défaites pour l’Angleterre sur l’ensemble du territoire australien – le bilan à Sydney est plus nuancé : dix matchs disputés, quatre nuls, deux victoires et seulement quatre défaites. Cette particularité fait du SCG un lieu d’espoir pour les Anglais, même lorsque la série est déjà perdue.

Le premier retournement de situation notable à Sydney remonte à 1894. L’équipe anglaise, menée par AE Stoddart, était confrontée à une Australie en pleine ascension, qui avait pris l’avantage grâce aux performances de George Giffen et de Syd Gregory, auteur d’un double siècle (201 points). L’Australie avait accumulé un total impressionnant de 586 points, forçant l’Angleterre à suivre. Après une première manche difficile, les Anglais ont réussi à revenir dans le match, mais il semblait encore que l’Australie allait l’emporter facilement, menant 113 pour 2 aux souches. Cependant, une nuit de tempêtes à Sydney a transformé le terrain en bourbier, et l’histoire raconte que certains joueurs anglais, persuadés de la défaite, avaient passé la soirée en ville. Le lanceur Bobby Peel aurait même dû être réveillé de force sous les douches du SCG ! Le capitaine australien, Jack Blackham, a fait preuve de fair-play en autorisant l’Angleterre à commencer tardivement, mais le terrain détrempé a joué en faveur des Anglais. Peel a finalement pris six guichets, permettant à son équipe de remporter le match de justesse, par 10 points, et de s’emparer de la série 3-2.

En 1954, une autre performance anglaise remarquable a eu lieu à Sydney. Après avoir subi des défaites à Brisbane, l’Angleterre était dos au mur. Frank Tyson, un lanceur atypique surnommé « le professeur chauve », a joué un rôle crucial dans la victoire anglaise. Après avoir concédé un retard de 228 points, Tyson a accéléré le jeu et a pris six guichets pour 85 points, perturbant la formation australienne. Il a ensuite continué sur sa lancée lors des deux tests suivants, contribuant à une victoire anglaise 3-1 dans la série. Une analyse plus approfondie de la dynamique entre le spin et le pace dans cette série est disponible ici.

L’Australie a sous-estimé Frank Tyson à ses risques et périls en 1954. Photographie : Archives Bentley/Popperfoto/Getty Images

En 1987, l’Angleterre a remporté la série Ashes, mais le match de Sydney a été marqué par la performance de Dean Jones, qui a marqué 184 points sans être éliminé. Peter Taylor, un joueur peu connu, a également joué un rôle déterminant en prenant six guichets et en soutenant Jones au bâton. Cette victoire a marqué le début d’une période de domination australienne, mais elle a également démontré la capacité de l’Angleterre à se battre et à gagner à Sydney.

Enfin, en 2003, un match nul épique a préparé le terrain pour la victoire anglaise de 2005. Malgré une série difficile, l’Angleterre a réussi à résister à l’Australie à Sydney, grâce aux performances de Michael Vaughan, qui a marqué 145 points, et à la fatigue de l’attaque australienne de bowling. Un article récent explore l’évolution de Cameron Green et son impact sur l’équipe australienne. Glenn McGrath s’est blessé avant le match, et Jason Gillespie et Brett Lee étaient affaiblis. L’Angleterre a réussi à forcer l’Australie à jouer pendant de longues périodes, épuisant ses joueurs clés. Ce match nul a donné à l’Angleterre la confiance nécessaire pour affronter les Australiens lors de la série suivante, qu’elle a finalement remportée.

Michael Vaughan a appris d’importantes leçons en 2003 pour préparer l’Angleterre aux prochains Ashes. Photographie : Patrick Eagar/Popperfoto/Getty Images

Ainsi, le SCG continue de témoigner de l’histoire tumultueuse des Ashes, et reste un lieu où l’Angleterre peut espérer défier la domination australienne, même dans les moments les plus difficiles.

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